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Les membres statutaires

Nilüfer Göle

Directrice d'études EHESS
Directrice du projet PublicDemoS

Coordonnées professionnelles

105 boulevard Raspail, 75006 Paris - Bureau 34

Tel : 01 53 63 51 40

gole@ehess.fr

https://nilufergole.wordpress.com/

 

Le projet PublicDemoS

(Public Space Democracy : Performative, Visual, Normative Dimensions of Politics in a Global Age)

 

L’espace public est le lieu de rassemblement et d’empowerment des personnes. La place publique est au centre de la démocratie mais aussi de la manifestation du pouvoir étatique. Le projet PublicDemoS explore les nouvelles formes de l’agir public qui élargissent le domaine du politique vers les pratiques quotidiennes ouvrant la voie aux expressions artistiques et aux formes esthétiques. L’objectif principal de ce projet est de renouveler les agendas démocratiques par les politiques de la citoyenneté performative et des dynamiques de faire-public en contextes multiculturels. Le projet met l’accent sur la nécessité de revisiter et repenser la « démocratie » par le biais de la place publique dans nos sociétés contemporaines.

Public space is the place for assembly of people, empowerment of persons. It is the hub of democracy as well as the manifestation of state power. PublicDemoS Project explores the ways in which new forms of public agency extend politics to everyday life experiences, opening up avenues of artistic expressions and aesthetic forms. The core aim of this project is to renew democratic agendas by politics of performative citizenship and public making in multicultural settings. The project emphasizes on the necessity to revisit and rethink “democracy” through the public place in our contemporary societies.

 
 

Domaines de recherche :

Espace public, Islam, Genre, Sécularisme, Modernités multiples, Démocratie,

Citoyenneté, Culture publique


Séminaires à l’EHESS 2017/2018

Démocratie de la place publique : les mouvements de Maïdan

Populismes et néo-populismes, éléments d’une analyse comparative

 

Positions académiques

2017 - Membre du Conseil Scientifique de la Fondation Maison des sciences de l’homme, Paris, France

2016 - Membre du Conseil d’Administration de NOMIS Foundation, Zurich, Suisse

2016 - Membre du Comité de pilotage IRIS-Etudes Globales PSL, l’axe de Politique dans  espace globalisé

2015 - Membre du Conseil Scientifique « Islam, religion et société », Bureau des Cultes du Ministère de l’Intérieur, France et Membre du Comité scientifique du Journal of International Mediterranean Studies (REIM)

2013 - Membre du conseil d’administration, the Van Leer Jerusalem Institute, centre intellectuel pour l’étude interdisciplinaire et discussion des questions relatives à la philosophie, société, culture, et éducation, Jérusalem, Israël

2010 - Membre du conseil scientifique, iReMMO, Institut de Recherche et d'Etudes Méditerranée Moyen-Orient, Paris, France

2009 - Membre du conseil d’administration, Association Projet Aladin, le pont de la connaissance entre juifs et musulmans, Paris, France

2009 - Membre du conseil scientifique, Institut du Bosphore, Paris-Istanbul, France-Turquie

2000 - Membre du conseil scientifique de l’IISMM, Institut d’études de l’Islam et des sociétés du monde musulman, EHESS, Ecole des Etudes en Sciences Sociales, Paris, France

 

Prix et distinctions

2017 - Musulmans au quotidien. Une enquête européenne sur les controverses autour de l’islam (La Découverte, Paris, 2015) a reçu le prix du Meilleur Livre « Ambassador of the New Europe », prix décerné  par le Centre de la Solidarité Européenne (Solidarnosc) et Jan Nowak-Jeziorański Collège de l’Europe de l’Est, Gdnask, Pologne, le 25 mai 2017

2015 - Lauréate du Label 70ème Anniversaire de l’EHESS pour le projet ‘‘Démocratie de la place publique : les mouvements de Maïdan’’

2014 - Lauréate du LabEx Tepsis pour le projet ‘‘Démocratie de la place publique : les mouvements de Maïdan’’

2014 - Chevalier de la Légion d’honneur, Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche

2012 - Docteur Honoris Causa de l’Université Leuphana, Lüneburg, Allemagne

2008 - Lauréate de l’ERC Advanced Grant pour le projet “EuroPublicIslam: Islam in the Making of a European Public Sphere”, ERC, European Research Council, Conseil Européen de Recherche, Bruxelles, Belgique

2006 - Interpenetrations : l’Islam et l’Europe (Paris, Galaade éditions, 2005) a reçu le prix du « Meilleur Livre français en sciences sociales », prix décerné par l’institution culturelle Villa Gillet et le Pen American Center en janvier 2006

 

Ouvrages principaux

 

 

Musulmans au quotidien. Une enquête européenne sur les controverses autour de l’islam, La Découverte, Paris, 2015

Traduit en anglais, polonais, allemand et turc :

The Daily Lives of Muslims: Islam and Public Confrontation in Contemporary Europe, traduction anglaise par Jacqueline Lerescu, London, Zed Books, 2017

Muzułmanie w Europie, Dzisiejse kontrowersje wokoł islamu, traduction polonaise de Maryna Ochab, Wydawnictwo Karakter, Cracovie, 2016

Europäischer Islam. Muslime im Alltag, traduction allemande de Bertold Galli, Wagenbach, 2016

Gündelik Yaşamda Avrupalı Müslümanlar: Avrupa Kamusal Alanındaki İslam İhtilafları Üzerine Bir Araştırma, traduction turque par Zehra Cunillera, Istanbul, Metis, 2015

 

Islam and Secularity in Europe: Transgressions of Frontiers, Duke University Press, Durham, NC, 2015.

 

Interpénétrations, L’Islam et l’Europe, Galaade, Paris, 2005

Traduit en anglais, turc, allemand, espagnol et italien :

L’Islam e l’Europa : Interpenetrazioni, traduit par Andrea Cossu, Armando Editore, Rome, 2013

Islam in Europe: The Lure of Fundamentalism and the Allure of Cosmopolitanismtraduit du français par Steven Rendall, Marcus Weiner, Princeton, 2010

İç İçe Girişler: İslam ve Avrupa, traduit du français par Ali Berktay, Metis, Istanbul, 2009

Anverwandlungen : der Islam in Europa zwichen Kopftuchverbot und Extremismus, traduit du français par Verlag Klaus Wagenbach, Berlin, 2008

Interpenetraciones : el islam y Europa, traduit du français parJosé Miguel Marcén, Edicions Bellaterra, Barcelona, 2007

 

Modern Mahrem: Medeniyet ve Örtünme, Metis, Istanbul, 1991

Traduit en français, allemand, anglais et espagnol:

Musulmanes et Modernes. Voile et Civilisation en Turquie, Poche/ La Découverte, Paris, (1ère édition 1993), 2003

Republik und Schleier. Die muslimische Frau in der modernen Türkei, traduit du turc par Pia Angela Lorenzi, Babel Verlag, Berlin, 1995

Musulmanas y Modernas, Velo y civilizacion en Turquia, traduit du turc par Paulino Rodgriguez, Talasa ediciones, Madrid, 1995

The Forbidden Modern: Civilization and Veiling, University of Michigan Press, Ann Arbor, 1996

 

Publications

 

Textes en ligne

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CNRS

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La diplomatie au XXIe siècle : derrière le diplomate, le négociateur ?

Appel à communication - Lundi 19 mars 2018 - 00:00Journées d'études organisées par le CESPRA (Centre d'Etudes Sociologiques et Politiques Raymond Aron, EHESS) et la Société des Amis de Raymond Aron en partenariat avec le CAPS (direction de la prospective, MEA) et l’IRSEM (Institut de Recherche Stratégique de l’Ecole Militaire). Elles auront lieu à l'EHESS (Amphithéâtre François-Furet) les 25 et 26 juin 2018. Une observation empirique apparait comme centrale dès qu’il s’agit de penser la diplomatie : les grands ambassadeurs négociateurs ont disparu avec la Conférence de Yalta et l’extinction de l’esprit des grands Congrès et Conférences internationales du XIXe siècle. La diplomatie des Sommets du XXe et XXIe siècles témoigne, au contraire, de l’effacement des diplomates au profit des leaders politiques : présidents, premiers ministres ou ministres des affaires étrangères —ces derniers, de moins en moins diplomates, de plus en plus ministres. Même là où les ambassadeurs ont encore un rôle à jouer, ils n’ont plus la vedette. Ils sont remplacés, voire supplantés, par des acteurs non-étatiques spécialistes de médiation et de diplomatie non-conventionnelle. L’action diplomatique s’avère de plus en plus difficile dans un siècle qui, selon Pierre Hassner, est porteur d’« une complexité mouvante, de plus en plus complexe et de plus en plus mouvante ». Serait-ce la conséquence de la globalisation et de l’élargissement du champ diplomatique, de la présidentialisation des régimes et de la centralisation des pouvoirs, ou de l’affaiblissement de l’État et de la souveraineté nationale? Si l’objectif d’un diplomate n’est pas nécessairement de conclure une négociation mais de créer un espace de négociation, comment penser alors les instruments et les techniques de la négociation? Comment concevoir le type de négociations qui introduirait une nouvelle ère de sécurité collective, si les négociateurs ne sont plus forcément les diplomates? Quels outils développer quand l’action diplomatique ne se fait pas au sein d’une « zone de civilisation » comme le dit Aron? Comment mettre fin aux conflits locaux en dehors d’une perspective de compromis entre états souverains ? Négocier à tout prix un accord local de cessez-le-feu n’est-ce pas  retarder ou rendre impossible un règlement de fond ? Enfin, la discussion sur la diplomatie du XXIe siècle porte aussi sur la capacité de la science et de la technologie à constituer un nouvel outil de la diplomatie internationale. Peut-on alors considérer que la science et la technique contribuent à établir une « aire civilisationnelle » qui ouvre un nouvel espace de négociation, condition de toute diplomatie? C’est une réflexion sur la diplomatie comme type original d’action, sur le rôle du diplomate tel qu’il est vécu par ses praticiens, sur les moments décisifs de l’action diplomatique, ses conditions et ses conséquences, qui sera l’objet de la réflexion. Le colloque propose d’allier analyse historique à l’étude empirique du contemporain sans perdre de vue le questionnement philosophique et politique, celui du « système de pouvoir dans lequel s’insère l’idéologie qui commande la diplomatie », pour citer Aron. Les sujets d’interventions peuvent porter sur les thèmes suivants, de manière non limitative :La diplomatie comme « type original d’action » : Des écrits de Machiavel à Grotius, et de François de Caillères à Kissinger, comment peut-on comprendre la diplomatie comme type original d’action politique ? Quels auteurs, quels axes analytiques nous permettent d’analyser empiriquement et philosophiquement l’action diplomatique dans sa spécificité ? Sur la nature du diplomate et de l’ambassadeur : Qui peut-être diplomate ? Quel est le rôle des praticiens de la diplomatie non-conventionnelle ? Quelle idée se font de la diplomatie ceux qui la pratiquent ? Quelle compétition ou complémentarité entre acteurs étatiques et non-étatiques ? Quelle spécificité des acteurs religieux ?Les types de diplomatie : Diplomatie économique, scientifique, religieuse, nucléaire, économique, diplomatie préventive, « soft power », « club diplomacy » ou diplomatie à huit-clos, « network diplomacy » ou diplomatie des réseaux pratiquée en public et en collaboration avec des praticiens de la diplomatie non conventionnelle... Ces catégories nous permettent-elles de penser une nouvelle diplomatie étatique ?La négociation : La diplomatie suppose des instruments de négociation. La négociation est toujours une option quand il n’y a pas d’accord (quand on n’est pas d’accord) mais pour qu’elle soit possible, il faut partager des instruments. La science politique offre-t-elle des analyses satisfaisantes des instruments de la négociation, des protocoles diplomatiques et du vocabulaire diplomatique ?La prévision : Quel est le rôle de la prévision, des études prospectives, dans l’établissement d’une diplomatie efficace? Quel rapport entretenir entre stratégie et diplomatie? Les études stratégiques centrées sur la rationalisation de la violence sont-elles une bonne ressource, un bon point de départ, pour les diplomates ? Le comité scientifique est composé de :  Sophie Marcotte-Chénard (Carleton University),Elisabeth Dutartre-Michaut (EHESS/CESPRA),Jean-Vincent Holeindre (Paris 2, IRSEM, membre associé au CESPRA),Jean-Baptiste Jeangène-Vilmer (IRSEM),Olivier Roy (EUI, Florence),Cynthia Salloum (EUI, Florence),Justin Vaïsse (CAPS, MEA) TBC . Le comité d’organisation est composé de : Elisabeth Dutartre-Michaut (EHESS/CESPRA)Cynthia Salloum (EUI/RSCAS-Florence, Sciences Po-Paris). Modalités pratiquesLes propositions (entre 500 à 800 mots) sont à envoyer par courriel à l’adresse suivante: elisabeth.dutartre@ehess.fr et cynthia.salloum@sciencespo.fr  Date limite pour l’envoi des propositions : Lundi 19 mars 2018 Date à laquelle les contributeurs recevront une réponse : Lundi 2 avril 2018.

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Why does Inequality Matter ?

Journée(s) d'étude - Lundi 13 novembre 2017 - 09:00Le lundi 13 novembre 2017 aura lieu la Journée de discussion du manuscrit de Tim Scanlon, Why does Inequality Matter ? avec la participation de l'auteur. Cette journée aura lieu à la Maison Suger, salle de réunion, 16-18 rue Suger, 75006 Paris. Programme9h00 Accueil9h15 9h45h Luc Foisneau (CNRS – CESPRA),  Why should we care about inequality ? (Introduction)9h45 11h Han van Wietmarschen (UCL), Equal Concern & Equal Status (chap. 2 & 3)11h 11h15 Pause café11h15 12h30 Véronique Munoz-Dardé (UCL/Berkeley) et Rowan Mellor (UCL), Procedural Fairness & Substantive Opportunity (chap. 4 & 5)12h30 14h Pause déjeuner14h 15h15 Jean-Fabien Spitz (Paris 1), Political Equality, Liberty & Coercion (chap. 6 & 7)15h15 15h30 Pause café15h30 16h45 Joe Horton (UCL), Desert & Unequal Income (chap. 8 & 9)16h45 17h15 Tim Scanlon (Harvard), Final remarks Les personnes souhaitant participer à la journée devront s’inscrire auprès de Luc Foisneau (luc.foisneau@ehess.fr) et de Véronique Munoz-Dardé (v.munoz@ucl.ac.uk).Institutions partenaires : EHESS – CESPRA – FMSH

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Actualité dʼune pensée radicale. Hommage à Cornelius Castoriadis

Colloque - Jeudi 26 octobre 2017 - 09:30Le colloque « Actualité dʼune pensée radicale. Hommage à Cornelius Castoriadis » se déroulera le 26, 27 et 28 octobre 2017 à l'Ecole des hautes études en sciences sociales et à l'Université Paris 7 Denis-Diderot.Cornelius Castoriadis disparaissait il y a 20 ans déjà, laissant à la postérité une œuvre importante et novatrice. Figure intellectuelle originale, il est à la fois célèbre et méconnu. Son nom est, et reste, le plus souvent, associé au groupe et à la revue Socialisme ou barbarie où, dans les années 1950 et 1960, s’est forgée l’une des analyses les plus lucides des régimes de type soviétique et une critique radicale du marxisme dans l'intention de sauver le projet révolutionnaire. La pensée de Castoriadis est, cependant, loin de se limiter à ce travail de théorie politique. Il a aussi élaboré, à partir des années 1960, une pensée proprement philosophique, révélée pour la première fois avec la publication, en 1975, de son maître-ouvrage, L'Institution imaginaire de la société, complété, par la suite, par les 6 volumes des Carrefours du labyrinthe.A partir de 1980, après avoir été élu directeur d’études à l’EHESS, il tiendra, dans cet établissement, 16 années durant, un séminaire de philosophie. Il y entreprendra une vaste enquête, inséparablement philosophique et historique, consacrée à ce qu’il nommait « la création humaine ». Celle-ci n’est pas, loin s’en faut, indépendante de sa théorie politique. Le projet socialiste, puis démocratique, en un sens radical du terme, se nourrit chez lui d’une pensée du social-historique, selon son expression, qui joue le rôle d’une philosophie fondamentale.Dans les ouvrages publiés de son vivant, Castoriadis traite de sujets de philosophie aussi bien que de politique, de psychanalyse aussi bien que d’économie, de sciences aussi bien que d’histoire grecque. Toutefois, sous cette apparente dispersion, la pensée de Castoriadis possède, sans prendre, certes, la forme d’un système, une grande cohérence. Ses concepts d’autonomie et d’hétéronomie, d’imaginaire social et d’imagination radicale, de chaos et de création, pour citer les plus évidents, informent toutes ses contributions, quel qu’en soit le champ disciplinaire.Le présent colloque proposera, à la fois, un hommage et une discussion sans complaisance. Les intervenants se confronteront à la pensée de Castoriadis en engageant une discussion avec elle.Spécialistes confirmés dans les champs de la politique ou de l’économie, de la sociologie, ou de la psychosociologie, de la psychanalyse ou de la philosophie, ils proposeront moins une évaluation globale de l’œuvre de Castoriadis qu’un examen de certaines de ses analyses en fonction de leurs propres thèmes de recherche et de leurs préoccupations personnelles. Loin des commentaires respectueux, il s’agira, à cette occasion, d’adresser à Castoriadis des questions susceptibles de mettre sa pensée à l’épreuve et, également, d’examiner les voies esquissées par cette pensée qui pourraient être reprises et prolongées de manière fructueuse. En un mot de soumettre à la discussion Castoriadis comme il le faisait lui-même avec les autres et comme il aurait aimé qu’on le fît avec lui – dans un esprit agonistique, parfois de manière polémique, mais, toujours, avec une force persuasive et une passion communicative peu communes.  

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