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Les membres statutaires

Pierre Manent

Directeur d'études EHESS
Retraité

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EHESS - 105 Boulevard Raspail, 75006 Paris

Bureau 47

01 53 63 51 55 ; Fax : 01 53 63 51 01

pierre.manent@ehess.fr

Pierre Manent est engagé dans une enquête de longue haleine sur les formes politiques (entendant par cette expression les quelques grands types de l’association humaine dont la succession articule notre histoire : la tribu, la cité, l’empire, la nation, la cosmopolis). Ces «formes politiques » n’ont guère été étudiées jusqu’à présent. La philosophie politique ancienne, celle de Platon et Aristote, s’intéresse principalement aux régimes politiques - oligarchie, démocratie, tyrannie, etc. -, présupposant pour l’essentiel la forme de la cité. Quant aux sciences sociales modernes, elles marquent peu d’intérêt en général pour le politique, qu’elles considèrent comme un paramètre parmi d’autres de la « société » ou de la « culture ». L’enquête sur les formes politiques nous engage donc sur un chemin qui n’a guère été frayé.
Pierre Manent a considéré en premier lieu la cité, en étudiant successivement : la cité dans les perspectives croisées de la science politique ancienne et de la science politique moderne, le prestige de la cité comme problème politique, l’idée de la cité et le projet révolutionnaire moderne, la cité antique comme phénomène historique «unique », enfin le conflit entre la famille et la cité. Il a étudié principalement la dynamique interne et externe de la cité, le lien entre la « lutte des classes » dans la cité et la guerre entre les cités (dans le cas de la Grèce, les deux dynamiques conflictuelles culminent dans la guerre du Péloponnèse qui, en ruinant Athènes, scella le déclin historique de la forme-cité). Dans la dernière période, il s’est tourné vers « le problème de Rome » : comment l’autodestruction de la cité conduisit à une forme pour ainsi dire opposée, l’empire.

Il considèrera ultérieurement les autres formes politiques, le but étant d’aboutir à la rédaction d’une Histoire raisonnée des formes politiques.

 

 

Enseignement 2013/2014

Recherches sur la loi et l'action

 

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EHESS
CNRS

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La religion et le problème de la « société civile » en Chine

Séance spéciale de séminaire - Jeudi 15 juin 2017 - 13:00Dans cette conférence, je propose d'explorer les tensions entre la religion traditionnelle et les normes modernes de solidarité civile en Chine, à partir de la théorie de la « sphère civile » du sociologue américain Jeffrey Alexander (The Civil Sphere, 2006). Les communautés religieuses sont définies par Alexander comme entrant dans la catégorie des sphères « non-civiles » qui peuvent contribuer au civisme ou à la sphère civile, sans en faire partie. Ici, nous examinerons la position structurelle et dynamique de la religion dans l’émergence de « sphères civiles » en Chine. Pour commencer, j’esquisserai un modèle de trois  « axes de solidarité » dans la Chine des Qing, qui étaient toutes organisées autour d’un culte, et qui continuent à structurer de nombreux réseaux populaires (minjian) en Chine contemporaine. Ensuite, j’aborderai la tension entre ces axes traditionnels de solidarité et les normes modernes de la sphère civile, ainsi que le rôle de l’Etat, aussi bien dans l’imposition que dans la restriction de ces normes. Pour conclure, au lieu d’une dichotomie entre la nature « non-civile » et particulariste des réseaux minjian et religieux d’une part, et les idéaux et normes d’égalité, de démocratie et de solidarité universelle qui sous-tendent les formes d’engagement dans la sphère « civile », nous pouvons imaginer qu’ils peuvent se recouper et jouer des rôles complémentaires. Si le long 20e siècle chinois fut marqué par un fossé entre le civisme universaliste et les axes traditionnels de solidarité, le 21e siècle verra-t-il émerger de nouvelles formes d’articulation entre eux?Intervention de David Palmer (The Univesity of Hong Kong) dans la cadre du séminaire d'Yves Chevrier « La construction du politique en Chine (1895-2017) »

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(Dé)formations de l'Etat en temps de « révolution bolivarienne »

Journée(s) d'étude - Vendredi 09 juin 2017 - 08:45L’arrivée au pouvoir du président Hugo Chavez en 1997 a entraîné la reconfiguration profonde du corps politique vénézuélien. Cette journée d’études vise à déployer des analyses économiques, anthropologiques et sociologiques qui rendent compte de la nature de la nouvelle formation étatique et de son incidence dans la profonde crise actuelle. Des objets historiques mais également récents seront abordés par des chercheurs confirmés et des doctorants à la lumière de la décomposition sociale, politique et économique qui marque le moment actuel.

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Penser la politique par « gros temps ». Raymond Aron au XXIe siècle

Colloque - Jeudi 22 juin 2017 - 08:45Colloque organisé par le CESPRA, l’IRSEM et la Société des Amis de Raymond Aron.Comment penser la politique par « gros temps » ? Comment questionner notre époque et les concepts dont nous disposons pour l'analyser ? Ce colloque veut tester l'hypothèse selon laquelle la pensée politique d'Aron constitue une boussole pouvant aider à s'orienter, en ce début de XXIe siècle, dans un monde qui, loin d'être débarrassé de l'anarchie internationale, se caractérise à la fois par l'entropie démocratique et la montée en puissance des « démocraties illibérales ».

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