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Olivier Chopin

Enseignant chercheur
Membre associé
Institution secondaire : Sciences Po Paris - ESPOL Lille

 

Thèmes de recherche

L’expérience de la raison d'État bouleverse la morale démocratique en réinvestissant la relation obscure qui lie la violence et le droit, notamment à travers l’usage du secret. La raison d'État, considérée comme ontologiquement étrangère à la démocratie, constitue-t-elle une menace ou un remède pour la survie même des régimes démocratiques ? À tout le moins renvoie-t-elle à une double fragilité essentielle, fragilité face aux dangers qui les menacent, et fragilité face aux remèdes dont ils se dotent.

Notre thèse analysait spécifiquement le contrôle des services de renseignement pour montrer que l’opposition de principe entre la raison d'État et la démocratie s’atténue dans les faits en une tension pratique qui n’est pas en elle-même réductible. Cette perspective initiale a permis l’étude de la réaction américaine au 11 septembre 2001 et d’aborder de front la question de savoir si les démocraties peuvent, sans se perdre, se défendre et révéler leur force en cas de nécessité.

En aval de la thèse, nous étudions la possibilité d’instaurer une authentique praxéologie du secret d’État. Or cette praxéologie repose sur ce que l’on pourrait traduire en français par des « études sur le renseignement » (Intelligence Studies). Nous employons cette notion de praxéologie dans un sens dérivé de celui que lui attribuait Raymond Aron dans ses réflexions sur la politique internationale (notamment la quatrième partie de Paix et guerre entre les nations). La praxéologie ainsi entendue est une façon particulière de poser un problème afin d’espérer le résoudre. Certains problèmes politiques doivent être simultanément posés sur deux plans différents, celui du savoir et celui de l’action.

 

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Démocratie, peuples, populismes

École d'été - Lundi 03 juillet 2017 - 09:30La liste des formations politiques qui prétendent capter la volonté du peuple réel et le représenter dans sa totalité, qui revendiquent le qualificatif de populiste ou auxquelles on accole ce qualificatif, ne cesse de s’allonger au point que l’on peut se demander si l’on n’est pas finalement entré dans l’ère des populismes. Le populisme est-il la vérité de la démocratie ou sa perversion ? Est-il le pouvoir du peuple qui s’émancipe de la représentation politique ou le rejeton de la démocratie représentative ? Certains opposent populisme de gauche et populisme de droite, soit pour les confondre, soit pour faire valoir une forme progressiste et démocratique contre une forme réactionnaire et autoritaire. Existe-t-il des formes légitimes de populisme ? Faut-il sinon se résoudre à admettre que le populisme est toujours le nom d’un mal politique ? Voici quelques questions et préoccupations qui animeront l’école d’été « Démocratie, peuples, populismes ».

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International Study Group on New Forms of Public Agency

Journée(s) d'étude - Vendredi 24 février 2017 - 09:00Public space is the place for assembly, the hub of democracy as well as the manifestation of power and (dis)empowerment of persons. PubliCdemoS Project explores the ways in which new forms of public agency extend politics to everyday life experiences by avenues of artistic expressions and aesthetic forms. The core aim of this project is to understand new politics of performative citizenship and public (un)making in multicultural settings. 

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Le "Trip gréco-latin" de Michel Foucault et la problématique du sujet

Conférence - Jeudi 15 décembre 2016 - 13:00Loin de restaurer la souveraineté du sujet mise à mal dans ses premiers textes non parfaitement immunisés contre le structuralisme ambiant, les derniers travaux de Foucault, notamment ses cours au Collège de France inhérents aux « techniques de soi », et ses nombreuses conférences aux États-Unis, problématisent le rapport entre sujet et vérité. Au cours du « “trip” gréco-latin » (Courage de la vérité, p. 3) où elles s’inscrivent, les ultimes recherches de Foucault insistent également sur les formes historiques de subjectivation polymorphes auxquelles peut éventuellement prétendre l’individu. Le sujet émerge ainsi au carrefour de techniques de domination et de techniques de soi, au pli de processus de subjectivation qui rencontrent des procédures d’assujettissement. Sacrifiant une fois encore à l’hypothèse de la discontinuité qu’il affectionne, Foucault postule une cassure irrémédiable entre un sujet de vérité et un sujet de la vérité. Si, jusqu’au XVIe siècle, le rapport du sujet à la vérité assurait la transformation éthique du sujet connaissant, à partir du « moment cartésien », le travail indispensable de modification du sujet ne serait plus, prétend Foucault, un préalable indispensable à la connaissance.Rétif aux visées téléologiques de l’histoire et habile à en cerner les discontinuités — ou inversement à épingler des continuités insoupçonnées —, Foucault avance l’idée selon laquelle la modernité philosophique commencerait le jour où, « [...] tel qu’il est, le sujet est capable de vérité mais que, telle qu’elle est, la vérité n’est pas capable de sauver le sujet » (Herméneutique du sujet, p. 20). C’est cette ultime discontinuité que ma communication souhaiterait mettre en question en proposant l’hypothèse d’un « sujet post-cartésien » chez qui la manière de dire et de vivre serait indissociable ; où la pertinence du discours (logos) se manifesterait dans une tâche à accomplir (ergon)et où l’injonction du souci de soi ne saurait faire l’économie du souci d’autrui.

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