Le CESPRA |

Historique

Historique du CESTA

Le Centre de Sociologie des Arts (1983-2002)

- Fondé en 1983 par Raymonde Moulin, les recherches au sein du CSA se sont organisées autour des relations entre art, économie et société, combinant les différentes dimensions d’une sociologie de l’art : sociologie de la création, sociologie de la réception, conditions de possibilité d’une sociologie des œuvres.  Elles ont également resitué la production et la consommation de l’art dans un champ d’analyse élargi des comportements, des pratiques culturelles et des modes de vie.

Sous l’impulsion de Pierre-Michel Menger qui a pris la direction du Centre en 1993, la part des recherches consacrées au travail a fortement augmenté. Sans qu’il y ait substitution complète, l’accent s’est déplacé du marché des œuvres vers les marchés du travail artistique. Les objets privilégiés sont alors l’organisation des professions, le fonctionnement des marchés du travail, les relations professionnelles et la protection sociale dans les arts, et notamment dans les arts du spectacle et les industries culturelles, enfin l’expansion du salariat atypique (portage salarial, intérim, multisalariat, travail à temps partagé), notamment dans les secteurs de la culture, du conseil, du journalisme.


Le Centre de Sociologie du Travail et des Arts (2002-2006)

Cette évolution fut donc marquée, en 2002, par un changement de dénomination, le CSA devenant le Centre de Sociologie du Travail et des Arts, le CESTA

A partir de 2004, la recomposition du CESTA, avec l’arrivée de nouveaux chercheurs, a permis de développer et d’introduire de nouvelles thématiques de recherche, conférant au centre une vocation encore plus nettement généraliste et interdisciplinaire. Au terme de cette diversification, les domaines d’études empiriques du Centre étaient  au nombre de cinq : les arts (sociologie de l’activité créatrice et dimension sociale de l’art), le travail (régulation des marchés du travail), le sport (professionnalisation croissante), la santé (contrôle des marchés de biens de santé -notamment des médicaments), le politique (décision collective et la théorie de l’action), accentuant l’ouverture du centre à l’économie, au droit et aux études politiques.

L’Institut Marcel Mauss (2006-2010)

Parallèlement, l’évolution de la politique du CNRS en faveur d’Unités de recherche de grande taille a amené le CESTA à s’associer à deux autres centres de l’EHESS, le Centre d’Etudes des Mouvements Sociaux(CEMS) et le Groupe de Sociologie Politique et Morale (GSPM) pour constituer une nouvelle Unité Mixte de Recherche – 8178, EHESS-CNRS, dénommée Institut Marcel Mauss de janvier 2006 à décembre 2009. Pendant cette période, la direction du CESTA a été assurée par Philippe Urfalino.

EHESS
CNRS

flux rss  Les actualités

Table ronde autour de Marcel Gauchet

Table ronde - Vendredi 06 octobre 2017 - 14:00Avec Le nouveau monde, quatrième et dernier volume de L’avènement de la démocratie, Marcel Gauchet aborde la transformation d’ensemble qui s’est engagée avec la crise économique des années 1970. Il propose une réponse à l’énigme de la perte de repères de ces dernières décennies : nous vivons la dernière et ultime étape de la sortie de la religion et découvrons en tâtonnant ce qu’implique le principe de la structuration autonome des sociétés. Derrière l’hégémonie de l’économie, la montée de la société civile et les droits individuels comme seule source de légitimité, le politique remplit un rôle instituant mais devenu invisible ; la mondialisation n’est pas seulement celle du marché, mais aussi celle de l’État-nation. En permettant d’articuler les différentes dimensions dans lesquelles se déploie l’expérience de ces sociétés autonomes, le diagnostic pose les bases d’un programme de travail destiné à renouveler l’intelligibilité du monde contemporain.Pour discuter d’un livre véritablement interdisciplinaire, des chercheurs inscrits dans différentes disciplines, de l’économie à la philosophie, engageront un dialogue avec l’auteur.Avec la participation de Marcel Gauchet, Frédéric Brahami (EHESS), Natalie Doyle (Monash University), Gaël Giraud (CNRS) et Nicolas Rousselier (Sciences Po). Débat animé par Sylvain Piron (EHESS)

Lire la suite

La religion et le problème de la « société civile » en Chine

Séance spéciale de séminaire - Jeudi 15 juin 2017 - 13:00Dans cette conférence, je propose d'explorer les tensions entre la religion traditionnelle et les normes modernes de solidarité civile en Chine, à partir de la théorie de la « sphère civile » du sociologue américain Jeffrey Alexander (The Civil Sphere, 2006). Les communautés religieuses sont définies par Alexander comme entrant dans la catégorie des sphères « non-civiles » qui peuvent contribuer au civisme ou à la sphère civile, sans en faire partie. Ici, nous examinerons la position structurelle et dynamique de la religion dans l’émergence de « sphères civiles » en Chine. Pour commencer, j’esquisserai un modèle de trois  « axes de solidarité » dans la Chine des Qing, qui étaient toutes organisées autour d’un culte, et qui continuent à structurer de nombreux réseaux populaires (minjian) en Chine contemporaine. Ensuite, j’aborderai la tension entre ces axes traditionnels de solidarité et les normes modernes de la sphère civile, ainsi que le rôle de l’Etat, aussi bien dans l’imposition que dans la restriction de ces normes. Pour conclure, au lieu d’une dichotomie entre la nature « non-civile » et particulariste des réseaux minjian et religieux d’une part, et les idéaux et normes d’égalité, de démocratie et de solidarité universelle qui sous-tendent les formes d’engagement dans la sphère « civile », nous pouvons imaginer qu’ils peuvent se recouper et jouer des rôles complémentaires. Si le long 20e siècle chinois fut marqué par un fossé entre le civisme universaliste et les axes traditionnels de solidarité, le 21e siècle verra-t-il émerger de nouvelles formes d’articulation entre eux?Intervention de David Palmer (The Univesity of Hong Kong) dans la cadre du séminaire d'Yves Chevrier « La construction du politique en Chine (1895-2017) »

Lire la suite

(Dé)formations de l'Etat en temps de « révolution bolivarienne »

Journée(s) d'étude - Vendredi 09 juin 2017 - 08:45L’arrivée au pouvoir du président Hugo Chavez en 1997 a entraîné la reconfiguration profonde du corps politique vénézuélien. Cette journée d’études vise à déployer des analyses économiques, anthropologiques et sociologiques qui rendent compte de la nature de la nouvelle formation étatique et de son incidence dans la profonde crise actuelle. Des objets historiques mais également récents seront abordés par des chercheurs confirmés et des doctorants à la lumière de la décomposition sociale, politique et économique qui marque le moment actuel.

Lire la suite

Plus d'actualités

Adresse :
105 boulevard Raspail
75006 Paris
 
Métro :
Ligne 12 Notre-Dame-des-Champs
Ligne 4 Saint-Placide
Bus :
Ligne 68
 
Tel : +33(0)1 53 63 51 48
Fax : +33(0)1 53 63 51 50
 
cespra@ehess.fr