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Historique

Historique du CRPRA

Institut Raymond Aron (1984-1992)

- Directeur : François Furet (1984-1992), 8 rue Jean Calvin, 75005 Paris

Dans sa séance du 3 juillet 1984, le conseil scientifique de l'EHESS décide la création d'un nouveau centre qui, avec l'accord de la famille de Raymond Aron (1905-1983), portera son nom, reconnaissant ainsi le rôle exceptionnel que son œuvre avait eu dans la vie intellectuelle française et internationale. Inauguré le 22 novembre 1984, l'Institut Raymond Aron affirme d'emblée sa double vocation : abriter des recherches de philosophie politique et être le dépositaire des archives Raymond Aron. Ouvert à des spécialistes venant d'autres institutions universitaires, ou appartenant à d'autres centres déjà existants, son objet est de créer un espace complémentaire de recherche et de discussion dans un domaine où toutes les initiatives sont les bienvenues. François Furet en prend la direction après son mandat de président de l'EHESS (1977-1985).

Centre de recherches politiques Raymond Aron (1992-2009)

- Directeurs : Pierre Rosanvallon (1992-2005) ; Patrice Gueniffey (2006-2008) ; Olivier Remaud (2009), 105 Bd Raspail, 75006 Paris

Demande de contrat d'association au CNRS dès 1992, équipe postulante à partir du 1er janvier 1993, reconduite au 1er janvier 1995, unité de recherche associée (URA 2221) à partir du 1er janvier 1997 et unité mixte de recherche (UMR 8036) à compter de décembre 2002.

Le Centre de Recherches Politiques Raymond Aron est créé en mars 1992 par le conseil scientifique de l'Ecole des hautes études en sciences sociales. Il résulte de la fusion entre l'Institut Raymond Aron et le pôle politique du CETSAP (Centre d'études transdisciplinaires Sociologie, Anthropologie, Politique), animé par Claude Lefort et Pierre Rosanvallon.

La spécificité intellectuelle du Centre est d'instituer le politique en thème transversal et global de recherches. Il procède ainsi à un décloisonnement des clivages disciplinaires traditionnels, faisant travailler côte à côte des historiens, des philosophes, des politistes et des sociologues. Il se propose de conjuguer la philosophie comme moment de réflexion et de formalisation des problèmes du présent, et l'histoire comme scène où s'invente et se répète en même temps la question de l'institution du social. Il s'agit donc de penser le politique, comme lieu d'action de la société sur elle-même. Il s'agit aussi de promouvoir une véritable histoire intellectuelle du politique, dont l'objectif est d’associer le travail de l'historien à celui du philosophe politique.

Les membres du Centre ont par ailleurs constitué dès 1995 l'ossature principale des enseignants de la formation doctorale Etudes politiques puis de la Mention Etudes politiques avec la volonté affirmée d'ouvrir les étudiants aux perspectives croisées de la philosophie politique, de l'histoire politique, de la sociologie politique et du droit public, tout en les aidant à mesurer l'importance des aires culturelles.

Le Centre, enfin, n'a cessé de développer ses ressources documentaires, autour du fonds Raymond Aron d'abord, puis autour du fonds François Furet, à l'origine de la bibliothèque du CRPRA.

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La religion et le problème de la « société civile » en Chine

Séance spéciale de séminaire - Jeudi 15 juin 2017 - 13:00Dans cette conférence, je propose d'explorer les tensions entre la religion traditionnelle et les normes modernes de solidarité civile en Chine, à partir de la théorie de la « sphère civile » du sociologue américain Jeffrey Alexander (The Civil Sphere, 2006). Les communautés religieuses sont définies par Alexander comme entrant dans la catégorie des sphères « non-civiles » qui peuvent contribuer au civisme ou à la sphère civile, sans en faire partie. Ici, nous examinerons la position structurelle et dynamique de la religion dans l’émergence de « sphères civiles » en Chine. Pour commencer, j’esquisserai un modèle de trois  « axes de solidarité » dans la Chine des Qing, qui étaient toutes organisées autour d’un culte, et qui continuent à structurer de nombreux réseaux populaires (minjian) en Chine contemporaine. Ensuite, j’aborderai la tension entre ces axes traditionnels de solidarité et les normes modernes de la sphère civile, ainsi que le rôle de l’Etat, aussi bien dans l’imposition que dans la restriction de ces normes. Pour conclure, au lieu d’une dichotomie entre la nature « non-civile » et particulariste des réseaux minjian et religieux d’une part, et les idéaux et normes d’égalité, de démocratie et de solidarité universelle qui sous-tendent les formes d’engagement dans la sphère « civile », nous pouvons imaginer qu’ils peuvent se recouper et jouer des rôles complémentaires. Si le long 20e siècle chinois fut marqué par un fossé entre le civisme universaliste et les axes traditionnels de solidarité, le 21e siècle verra-t-il émerger de nouvelles formes d’articulation entre eux?Intervention de David Palmer (The Univesity of Hong Kong) dans la cadre du séminaire d'Yves Chevrier « La construction du politique en Chine (1895-2017) »

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(Dé)formations de l'Etat en temps de « révolution bolivarienne »

Journée(s) d'étude - Vendredi 09 juin 2017 - 08:45L’arrivée au pouvoir du président Hugo Chavez en 1997 a entraîné la reconfiguration profonde du corps politique vénézuélien. Cette journée d’études vise à déployer des analyses économiques, anthropologiques et sociologiques qui rendent compte de la nature de la nouvelle formation étatique et de son incidence dans la profonde crise actuelle. Des objets historiques mais également récents seront abordés par des chercheurs confirmés et des doctorants à la lumière de la décomposition sociale, politique et économique qui marque le moment actuel.

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Penser la politique par « gros temps ». Raymond Aron au XXIe siècle

Colloque - Jeudi 22 juin 2017 - 08:45Colloque organisé par le CESPRA, l’IRSEM et la Société des Amis de Raymond Aron.Comment penser la politique par « gros temps » ? Comment questionner notre époque et les concepts dont nous disposons pour l'analyser ? Ce colloque veut tester l'hypothèse selon laquelle la pensée politique d'Aron constitue une boussole pouvant aider à s'orienter, en ce début de XXIe siècle, dans un monde qui, loin d'être débarrassé de l'anarchie internationale, se caractérise à la fois par l'entropie démocratique et la montée en puissance des « démocraties illibérales ».

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