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Axes de recherche

Axe 3 - Les frontières du politique : individus et espaces publics

L'une des manières d'appréhender le politique consiste à l'analyser à travers les formes d'engagement et ses différentes formulations, en s'intéressant aux modes de prises de parole et aux controverses qu'elles déclenchent, avec pour but de cerner les limites entre l'espace public et la sphère scientifique. La perspective des moeurs permet également de reposer certaines questions classiques de la pensée politique sur les raisons de l'action, les fondements de l'identité individuelle ou les critères d'une société cohérente, les moeurs apparaissant comme des moyens de rejoindre un plan de réflexivité politique augmentée. Par ailleurs, à mesure qu'elles redéfinissent l'espace, les expériences politiques renvoient au travail théorique dont elles tirent en partie leur signification. On s'intéresse donc à la manière dont certaines des figures, illustrées empiriquement dans les axes précédents, trouvent une formulation conceptuelle dans des théories contemporaines. Enfin, le cosmopolitisme - en partant de l'hypothèse qu'il instruit certainement un rapport à l'autre et vise une perspective commune - témoigne d'une redistribution des rôles entre la sphère de l'action et la sphère de la connaissance et permet de conjuguer à nouveaux frais la relation que l'individu entretient à l'espace public.

Chercheurs impliqués et liste provisoire et non limitative de doctorants(e)s rattaché(é)s à l’axe 3 :

 A. Antoine ; Y. Chevrier V. Descombes ; V. Duclert ; J.L. Fabiani ; N. Göle D. Hervieu-Léger ; C. Maire ; N. Marzouki; P. Manent ; C. Prochasson ; O. Remaud ; P. Simon-Nahum

F. Abay ; W. Barylo ; N. Milanese

EHESS
CNRS

flux rss  Les actualités

La religion et le problème de la « société civile » en Chine

Séance spéciale de séminaire - Jeudi 15 juin 2017 - 13:00Dans cette conférence, je propose d'explorer les tensions entre la religion traditionnelle et les normes modernes de solidarité civile en Chine, à partir de la théorie de la « sphère civile » du sociologue américain Jeffrey Alexander (The Civil Sphere, 2006). Les communautés religieuses sont définies par Alexander comme entrant dans la catégorie des sphères « non-civiles » qui peuvent contribuer au civisme ou à la sphère civile, sans en faire partie. Ici, nous examinerons la position structurelle et dynamique de la religion dans l’émergence de « sphères civiles » en Chine. Pour commencer, j’esquisserai un modèle de trois  « axes de solidarité » dans la Chine des Qing, qui étaient toutes organisées autour d’un culte, et qui continuent à structurer de nombreux réseaux populaires (minjian) en Chine contemporaine. Ensuite, j’aborderai la tension entre ces axes traditionnels de solidarité et les normes modernes de la sphère civile, ainsi que le rôle de l’Etat, aussi bien dans l’imposition que dans la restriction de ces normes. Pour conclure, au lieu d’une dichotomie entre la nature « non-civile » et particulariste des réseaux minjian et religieux d’une part, et les idéaux et normes d’égalité, de démocratie et de solidarité universelle qui sous-tendent les formes d’engagement dans la sphère « civile », nous pouvons imaginer qu’ils peuvent se recouper et jouer des rôles complémentaires. Si le long 20e siècle chinois fut marqué par un fossé entre le civisme universaliste et les axes traditionnels de solidarité, le 21e siècle verra-t-il émerger de nouvelles formes d’articulation entre eux?Intervention de David Palmer (The Univesity of Hong Kong) dans la cadre du séminaire d'Yves Chevrier « La construction du politique en Chine (1895-2017) »

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(Dé)formations de l'Etat en temps de « révolution bolivarienne »

Journée(s) d'étude - Vendredi 09 juin 2017 - 08:45L’arrivée au pouvoir du président Hugo Chavez en 1997 a entraîné la reconfiguration profonde du corps politique vénézuélien. Cette journée d’études vise à déployer des analyses économiques, anthropologiques et sociologiques qui rendent compte de la nature de la nouvelle formation étatique et de son incidence dans la profonde crise actuelle. Des objets historiques mais également récents seront abordés par des chercheurs confirmés et des doctorants à la lumière de la décomposition sociale, politique et économique qui marque le moment actuel.

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Penser la politique par « gros temps ». Raymond Aron au XXIe siècle

Colloque - Jeudi 22 juin 2017 - 08:45Colloque organisé par le CESPRA, l’IRSEM et la Société des Amis de Raymond Aron.Comment penser la politique par « gros temps » ? Comment questionner notre époque et les concepts dont nous disposons pour l'analyser ? Ce colloque veut tester l'hypothèse selon laquelle la pensée politique d'Aron constitue une boussole pouvant aider à s'orienter, en ce début de XXIe siècle, dans un monde qui, loin d'être débarrassé de l'anarchie internationale, se caractérise à la fois par l'entropie démocratique et la montée en puissance des « démocraties illibérales ».

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