Membres |

Les membres statutaires

Vincent Duclert

Professeur agrégé EHESS

Coordonnées professionnelles

vincent.duclert@ehess.fr

Vincent Duclert est chercheur titulaire au CESPRA depuis son entrée en fonction à l’Inspection générale de l’Education nationale le 24 avril 2013, et professeur des universités associé à Sciences Po (depuis le 1er septembre 2016). Il co-dirige le master « Politiques en Europe » commun à l’EHESS et la Faculté des sciences politiques de l’Université de Bucarest. A Sciences Po, il enseigne notamment un cours d’histoire globale des génocides et des violences de masse. Il était auparavant professeur agrégé à l’EHESS, rattaché à la Mention Histoire et Civilisations où il assumait les fonctions de directeur adjoint. Ancien professeur associé à Columbia University (Center of Paris), il a également enseigné à l’Ecole nationale d’administration.


Historien du politique contemporain, il est l’auteur d’une thèse de doctorat sur l’engagement des savants dans l’affaire Dreyfus (juin 2009) et d’un dossier d’habilitation à diriger des recherches consacré à l’histoire des engagements démocratiques depuis le XIXe siècle (juin 2015). Ses travaux sur l’événement de l’affaire Dreyfus et son impact national et international l’ont conduit à étudier la France républicaine et la question démocratique, en relation avec les engagements intellectuels, les mondes de la gauche, les acteurs politiques, les représentations culturelles. Le rapport des sociétés à la politique, leur démocratisation, la construction des valeurs, la relation à la connaissance, l’autonomie des savoirs, la souveraineté civique définissent les principales approches de ses recherches qui associent l’histoire politique, intellectuelle et sociale. La question des engagements intellectuels s’est élargie à de nouvelles enquêtes concernant la France et l’Europe face au génocide des Arméniens, la genèse des Etats totalitaires après la Première Guerre mondiale, et les combats démocratiques dans la Turquie contemporaine. Cette perspective d’histoire européenne se nourrit aussi des travaux menés sur la pensée de l’histoire et des historiens, notamment dans leurs rapports avec les archives, la dimension transnationale d’itinéraires individuels, et les transformations au XXe siècle de la philosophie politique (il édite, avec Marie Scot, et sous l’égide de Sciences Po les œuvres complètes du philosophe et historien Elie Halévy).

 

Le 30 mai 2016, il a été nommé par la Ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, en tant qu’inspecteur général et chercheur au CESPRA, à la tête d’une Mission d’étude en France sur la recherche et l’enseignement des génocides et des crimes de masse. La Mission regroupe plus de cinquante chercheurs et professeurs d’institutions françaises, étrangères et internationales chargés d’établir un état des lieux de la recherche sur cette thématique cruciale, en France et dans le monde. Ses conclusions (sous la forme d'un pré-rapport, sous six mois, et d'un rapport final, à l’issue d’une année de travail) serviront à identifier des perspectives de travail et des outils pour la recherche, l’enseignement, l’éducation et la médiation, afin d’intensifier la connaissance des génocides, des crimes de masse et des violences extrêmes, de favoriser la compréhension de ces phénomènes tant dans les institutions qu’auprès des populations, et d’envisager des formes nouvelles de prévention.


Vincent Duclert est membre du comité de rédaction des Cahiers Jean Jaurès. Après avoir co-dirigé la collection « L’espace de l’histoire » aux éditions La Découverte, il collabore depuis 2008 avec les éditions universitaires Armand Colin où il dirige la collection « Nouvelles biographies historiques ».  Président du Conseil scientifique de l’Institut Mémoire de l’édition contemporaine (IMEC), il appartient à celui du Centre de recherches de l’Historial de la Grande Guerre (Péronne). Il préside la Mission de recherche sur les musées d’histoire en France et en Europe (créée en janvier 2013 sous l’égide de la Fondation Jean-Jaurès). Membre fondateur de l’Association des amis d’Elie et Florence Halévy, il en est le secrétaire général.


 

Domaines de recherche/Thèmes principaux

Histoire des engagements intellectuels

Histoire de la République en France

Anthropologie historique des sociétés démocratiques en Europe

Histoire du génocide des Arméniens, histoire globale des génocides et des violences de masse
 

Enseignements 2016-2017

Sciences sociales en danger, sciences sociales de l'avenir (avec Hamit Bozarslan)


Publications depuis 2009

 

Les événements fondateurs. L’affaire Dreyfus (direction, avec Perrine Simon-Nahum), Paris, Armand Colin, coll. « U », 2009, 343 p.

L’Europe a-t-elle besoin des intellectuels turcs ?,postface d’Hamit Bozarslan, Paris, Armand Colin, coll. « Eléments de réponse/Libertés d’historien », 2010, 190 p. Traduction en turc actualisée et augmentée : Türkiye’de Demokratik Karşi Cikis. Aydin ve Sanatçi Girişimleri, Istanbul, Belge Yayınları, 2012, 367 p.

La République imaginée (1870-1914), préface d’Henry Rousso, Paris, Belin, coll. « Histoire de France », 2010, 863 p. (2e édition août 2012, 3e édition 2014).

L’avenir de l’histoire, Paris, Armand Colin, 2010, 223 p.

L’affaire Dreyfus. Quand la justice éclaire la République,Toulouse, éditions Privat, 2010, 535 p.

Quel musée d’histoire pour la France ? (direction, avec Jean-Pierre Babelon, Isabelle Backouche et Ariane James-Sarazin), Paris, Armand Colin, coll. « Eléments de réponse/Libertés d’historien », 2011, 192 p.

The French Republic. History, Values, Debates (direction, avec Edward Berenson et Christophe Prochasson), Ithaca, Cornell University Press, 2011, 378 p.

L’Époque contemporaine. Sources, Historiographie, Controverses, Enjeux(avec Sylvie Aprile, Christian Delacroix et Michelle Zancarini-Fournel, Paris, Éditions Belin, coll. « Le Grand Atelier de l’Histoire de France », 2012,384 p.)

« Maison de l’histoire de France ». Enquête critique(avec Isabelle Backouche), Paris, éditions de la Fondation Jean-Jaurès, 2012, 347 p. (avec annexes publiées en ligne sur le site de la Fondation Jean-Jaurès).

Réinventer la République. Une constitution morale, Paris, Armand Colin, coll. « Le temps des idées », 2013, 191 p.

Jaurès 1859-1914, la politique et la légende, Paris, Autrement, coll. « Vies parallèles », 2013, 283 p. (2e édition, mai 2014). Traduction en langue japonaise, 2015.

Jean Jaurès. Combattre la guerre, penser la guerre, Paris, Fondation Jean Jaurès, coll. « Les essais », 2013, 118 p.

Jean Jaurès (avec Gilles Candar), Paris, Fayard, 2014, 687 p. (Prix du Sénat du Livre d’histoire 2014. Grand Prix de la Biographie-Histoire de l’Académie française 2014).

Occupy Gezi. Un récit de résistance à Istanbul, Paris, Demopolis, 2014, 120 p.

Comprendre le génocide des Arméniens de 1915 à nos jours(avec Hamit Bozarslan et Raymond H. Kévorkian), Paris, Tallandier, 2015, 494 p., réédition, coll. « Texto », 2016.

La France face au génocide des Arméniens, du milieu du XIXe siècle à nos jours. Une nation impériale et le devoir d’humanité, Paris, Fayard, 2015, 424 p.

Le génocide des Arméniens de l’Empire ottoman dans la Grande Guerre. Un siècle d’engagements pour la recherche et la connaissance, 1915-2015(direction, avec Annette Becker et alii), Paris, Armand Colin, 2015, 367 p.

Pierre Mendès France, Liberté, liberté chérie (1940-1942), édition établie par Vincent Duclert, postface de Denis Salas, Paris, Démopolis, 2015, 530 p.

La République, ses valeurs, son école. Corpus historique, philosophique et juridique, textes rassemblés et présentés par Vincent Duclert, préface de Najat Vallaud-Belkacem, introduction de Mona Ozouf, Paris, Gallimard, coll. « Folio actuel », 2015, 510 p.

Elie Halévy, Correspondance et écrits de guerre 1914-1918, édité par Vincent Duclert et Marie Scot, préface de Stéphane Audoin-Rouzeau, Paris, Les Belles Lettres, 2016, 680 p.

Elie Halévy, L’ère des tyrannies. Etudes sur le socialisme et la guerre [1938], édition critique in extenso, avec introduction, documents et notes par Vincent Duclert, préface de Nicolas Baverez, Paris, Les Belles Lettres, 2016, 768 p.

Bloc des gauches (1902-1904), tome 9, Œuvres de Jean Jaurès, édition établie avec Gilles Candar et Rémi Fabre, Paris, Fayard, 2016, 547 p.

Alfred Dreyfus. L’honneur d’un patriote, nouvelle édition refondue, Paris, Fayard, coll. « Pluriel », 2016, 686 p.

La guerre d’Espagne. Un conflit qui a façonné l’Europe (avec Jordi Canal), Paris, Armand Colin, 2016,395 p.

 

Bibliographie complète (voir le document en téléchargement plus bas)

Documents en téléchargement

EHESS
CNRS

flux rss  Les actualités

La diplomatie au XXIe siècle : derrière le diplomate, le négociateur ?

Appel à communication - Lundi 19 mars 2018 - 00:00Journées d'études organisées par le CESPRA (Centre d'Etudes Sociologiques et Politiques Raymond Aron, EHESS) et la Société des Amis de Raymond Aron en partenariat avec le CAPS (direction de la prospective, MEA) et l’IRSEM (Institut de Recherche Stratégique de l’Ecole Militaire). Elles auront lieu à l'EHESS (Amphithéâtre François-Furet) les 25 et 26 juin 2018. Une observation empirique apparait comme centrale dès qu’il s’agit de penser la diplomatie : les grands ambassadeurs négociateurs ont disparu avec la Conférence de Yalta et l’extinction de l’esprit des grands Congrès et Conférences internationales du XIXe siècle. La diplomatie des Sommets du XXe et XXIe siècles témoigne, au contraire, de l’effacement des diplomates au profit des leaders politiques : présidents, premiers ministres ou ministres des affaires étrangères —ces derniers, de moins en moins diplomates, de plus en plus ministres. Même là où les ambassadeurs ont encore un rôle à jouer, ils n’ont plus la vedette. Ils sont remplacés, voire supplantés, par des acteurs non-étatiques spécialistes de médiation et de diplomatie non-conventionnelle. L’action diplomatique s’avère de plus en plus difficile dans un siècle qui, selon Pierre Hassner, est porteur d’« une complexité mouvante, de plus en plus complexe et de plus en plus mouvante ». Serait-ce la conséquence de la globalisation et de l’élargissement du champ diplomatique, de la présidentialisation des régimes et de la centralisation des pouvoirs, ou de l’affaiblissement de l’État et de la souveraineté nationale? Si l’objectif d’un diplomate n’est pas nécessairement de conclure une négociation mais de créer un espace de négociation, comment penser alors les instruments et les techniques de la négociation? Comment concevoir le type de négociations qui introduirait une nouvelle ère de sécurité collective, si les négociateurs ne sont plus forcément les diplomates? Quels outils développer quand l’action diplomatique ne se fait pas au sein d’une « zone de civilisation » comme le dit Aron? Comment mettre fin aux conflits locaux en dehors d’une perspective de compromis entre états souverains ? Négocier à tout prix un accord local de cessez-le-feu n’est-ce pas  retarder ou rendre impossible un règlement de fond ? Enfin, la discussion sur la diplomatie du XXIe siècle porte aussi sur la capacité de la science et de la technologie à constituer un nouvel outil de la diplomatie internationale. Peut-on alors considérer que la science et la technique contribuent à établir une « aire civilisationnelle » qui ouvre un nouvel espace de négociation, condition de toute diplomatie? C’est une réflexion sur la diplomatie comme type original d’action, sur le rôle du diplomate tel qu’il est vécu par ses praticiens, sur les moments décisifs de l’action diplomatique, ses conditions et ses conséquences, qui sera l’objet de la réflexion. Le colloque propose d’allier analyse historique à l’étude empirique du contemporain sans perdre de vue le questionnement philosophique et politique, celui du « système de pouvoir dans lequel s’insère l’idéologie qui commande la diplomatie », pour citer Aron. Les sujets d’interventions peuvent porter sur les thèmes suivants, de manière non limitative :La diplomatie comme « type original d’action » : Des écrits de Machiavel à Grotius, et de François de Caillères à Kissinger, comment peut-on comprendre la diplomatie comme type original d’action politique ? Quels auteurs, quels axes analytiques nous permettent d’analyser empiriquement et philosophiquement l’action diplomatique dans sa spécificité ? Sur la nature du diplomate et de l’ambassadeur : Qui peut-être diplomate ? Quel est le rôle des praticiens de la diplomatie non-conventionnelle ? Quelle idée se font de la diplomatie ceux qui la pratiquent ? Quelle compétition ou complémentarité entre acteurs étatiques et non-étatiques ? Quelle spécificité des acteurs religieux ?Les types de diplomatie : Diplomatie économique, scientifique, religieuse, nucléaire, économique, diplomatie préventive, « soft power », « club diplomacy » ou diplomatie à huit-clos, « network diplomacy » ou diplomatie des réseaux pratiquée en public et en collaboration avec des praticiens de la diplomatie non conventionnelle... Ces catégories nous permettent-elles de penser une nouvelle diplomatie étatique ?La négociation : La diplomatie suppose des instruments de négociation. La négociation est toujours une option quand il n’y a pas d’accord (quand on n’est pas d’accord) mais pour qu’elle soit possible, il faut partager des instruments. La science politique offre-t-elle des analyses satisfaisantes des instruments de la négociation, des protocoles diplomatiques et du vocabulaire diplomatique ?La prévision : Quel est le rôle de la prévision, des études prospectives, dans l’établissement d’une diplomatie efficace? Quel rapport entretenir entre stratégie et diplomatie? Les études stratégiques centrées sur la rationalisation de la violence sont-elles une bonne ressource, un bon point de départ, pour les diplomates ? Le comité scientifique est composé de :  Sophie Marcotte-Chénard (Carleton University),Elisabeth Dutartre-Michaut (EHESS/CESPRA),Jean-Vincent Holeindre (Paris 2, IRSEM, membre associé au CESPRA),Jean-Baptiste Jeangène-Vilmer (IRSEM),Olivier Roy (EUI, Florence),Cynthia Salloum (EUI, Florence),Justin Vaïsse (CAPS, MEA) TBC . Le comité d’organisation est composé de : Elisabeth Dutartre-Michaut (EHESS/CESPRA)Cynthia Salloum (EUI/RSCAS-Florence, Sciences Po-Paris). Modalités pratiquesLes propositions (entre 500 à 800 mots) sont à envoyer par courriel à l’adresse suivante: elisabeth.dutartre@ehess.fr et cynthia.salloum@sciencespo.fr  Date limite pour l’envoi des propositions : Lundi 19 mars 2018 Date à laquelle les contributeurs recevront une réponse : Lundi 2 avril 2018.

Lire la suite

Why does Inequality Matter ?

Journée(s) d'étude - Lundi 13 novembre 2017 - 09:00Le lundi 13 novembre 2017 aura lieu la Journée de discussion du manuscrit de Tim Scanlon, Why does Inequality Matter ? avec la participation de l'auteur. Cette journée aura lieu à la Maison Suger, salle de réunion, 16-18 rue Suger, 75006 Paris. Programme9h00 Accueil9h15 9h45h Luc Foisneau (CNRS – CESPRA),  Why should we care about inequality ? (Introduction)9h45 11h Han van Wietmarschen (UCL), Equal Concern & Equal Status (chap. 2 & 3)11h 11h15 Pause café11h15 12h30 Véronique Munoz-Dardé (UCL/Berkeley) et Rowan Mellor (UCL), Procedural Fairness & Substantive Opportunity (chap. 4 & 5)12h30 14h Pause déjeuner14h 15h15 Jean-Fabien Spitz (Paris 1), Political Equality, Liberty & Coercion (chap. 6 & 7)15h15 15h30 Pause café15h30 16h45 Joe Horton (UCL), Desert & Unequal Income (chap. 8 & 9)16h45 17h15 Tim Scanlon (Harvard), Final remarks Les personnes souhaitant participer à la journée devront s’inscrire auprès de Luc Foisneau (luc.foisneau@ehess.fr) et de Véronique Munoz-Dardé (v.munoz@ucl.ac.uk).Institutions partenaires : EHESS – CESPRA – FMSH

Lire la suite

Actualité dʼune pensée radicale. Hommage à Cornelius Castoriadis

Colloque - Jeudi 26 octobre 2017 - 09:30Le colloque « Actualité dʼune pensée radicale. Hommage à Cornelius Castoriadis » se déroulera le 26, 27 et 28 octobre 2017 à l'Ecole des hautes études en sciences sociales et à l'Université Paris 7 Denis-Diderot.Cornelius Castoriadis disparaissait il y a 20 ans déjà, laissant à la postérité une œuvre importante et novatrice. Figure intellectuelle originale, il est à la fois célèbre et méconnu. Son nom est, et reste, le plus souvent, associé au groupe et à la revue Socialisme ou barbarie où, dans les années 1950 et 1960, s’est forgée l’une des analyses les plus lucides des régimes de type soviétique et une critique radicale du marxisme dans l'intention de sauver le projet révolutionnaire. La pensée de Castoriadis est, cependant, loin de se limiter à ce travail de théorie politique. Il a aussi élaboré, à partir des années 1960, une pensée proprement philosophique, révélée pour la première fois avec la publication, en 1975, de son maître-ouvrage, L'Institution imaginaire de la société, complété, par la suite, par les 6 volumes des Carrefours du labyrinthe.A partir de 1980, après avoir été élu directeur d’études à l’EHESS, il tiendra, dans cet établissement, 16 années durant, un séminaire de philosophie. Il y entreprendra une vaste enquête, inséparablement philosophique et historique, consacrée à ce qu’il nommait « la création humaine ». Celle-ci n’est pas, loin s’en faut, indépendante de sa théorie politique. Le projet socialiste, puis démocratique, en un sens radical du terme, se nourrit chez lui d’une pensée du social-historique, selon son expression, qui joue le rôle d’une philosophie fondamentale.Dans les ouvrages publiés de son vivant, Castoriadis traite de sujets de philosophie aussi bien que de politique, de psychanalyse aussi bien que d’économie, de sciences aussi bien que d’histoire grecque. Toutefois, sous cette apparente dispersion, la pensée de Castoriadis possède, sans prendre, certes, la forme d’un système, une grande cohérence. Ses concepts d’autonomie et d’hétéronomie, d’imaginaire social et d’imagination radicale, de chaos et de création, pour citer les plus évidents, informent toutes ses contributions, quel qu’en soit le champ disciplinaire.Le présent colloque proposera, à la fois, un hommage et une discussion sans complaisance. Les intervenants se confronteront à la pensée de Castoriadis en engageant une discussion avec elle.Spécialistes confirmés dans les champs de la politique ou de l’économie, de la sociologie, ou de la psychosociologie, de la psychanalyse ou de la philosophie, ils proposeront moins une évaluation globale de l’œuvre de Castoriadis qu’un examen de certaines de ses analyses en fonction de leurs propres thèmes de recherche et de leurs préoccupations personnelles. Loin des commentaires respectueux, il s’agira, à cette occasion, d’adresser à Castoriadis des questions susceptibles de mettre sa pensée à l’épreuve et, également, d’examiner les voies esquissées par cette pensée qui pourraient être reprises et prolongées de manière fructueuse. En un mot de soumettre à la discussion Castoriadis comme il le faisait lui-même avec les autres et comme il aurait aimé qu’on le fît avec lui – dans un esprit agonistique, parfois de manière polémique, mais, toujours, avec une force persuasive et une passion communicative peu communes.  

Lire la suite

Plus d'actualités

Adresse :
105 boulevard Raspail
75006 Paris
 
Métro :
Ligne 12 Notre-Dame-des-Champs
Ligne 4 Saint-Placide
Bus :
Ligne 68
 
Tel : +33(0)1 53 63 51 48
Fax : +33(0)1 53 63 51 50
 
cespra@ehess.fr