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Les membres statutaires

Emmanuel Saint-Fuscien

Maître de conférences EHESS
(HDR)
Chercheur associé au CESDIP

Coordonnées professionnelles

EHESS, 105 bld Raspail, 75006 Paris

01 53 63 51 76

emmanuel.saint-fuscien@ehess.fr

Emmanuel Saint-Fuscien est docteur en histoire contemporaine et maître de conférences à l’EHESS. Il est l’auteur d’une thèse portant sur les relations d’autorité au sein de l’armée entre la fin du XIXe siècle et la fin de la Grande Guerre. Il mène actuellement une recherche autour du réinvestissement des expériences de la Grande Guerre, tant celles des élèves que celles des enseignants, dans les mondes scolaires au cours des années 1920 et 1930. Parallèlement, il tente de participer à l’élaboration d’une histoire de l’autorité pédagogique et de l’obéissance scolaire en Europe au cours du XXe siècle. Cette thématique est liée à l’histoire des disciplines qui pensent les rapports d’autorité entre les deux guerres, particulièrement la psychologie de l’enfant, la psychologie collective et la sociologie qui se croisent de façon singulière dans les cercles d’élaboration et de promotion de la pédagogie nouvelle.

 

Domaines de recherche :

- Première Guerre mondiale ;

- Justice militaire et pratiques infrajudiciaires de temps de guerre ;

- Histoire de l’école et des enseignants XIXe-XXe siècles ;

- Histoire de la psychologie.

  

Responsabilités actuelles :

- Co-directeur du master franco-roumain EHESS/FSPUB

- Coresponsable du Master franco-allemand EHESS/Université d'Heidelberg

- Membre du conseil pédagogique de la mention "Histoire et civilisations"

- Membre du conseil pédagogique de la mention "Etudes politiques"

 

 

 

Ouvrages / Articles / Participations à ouvrages collectifs

 

Ouvrages

 

Célestin Fréinet : un pédagogue en guerres : 1914 - 1918, Paris, Perrin, 2017, 256 p.

 

Avec Damien Baldin, Charleroi, 21-23 août 1914, Paris, Talllandier,   2012, 242 p.

 

À vos ordres ? La relation d’autorité dans l’armée  française de la Grande Guerre,  Paris, Editions de l’EHESS, 2011, 312 p.

 

Articles

 

Avec Jacqueline Carroy, « La part du rêve : Freinet, psychanalyse et guerre scolaire 1928-1933 », Cahiers Jaurès 2016/3, n°221, pp. 85-108.

 

« Sortir de la guerre pour revenir dans la classe ? L’impact de la guerre sur les pratiques enseignantes au prisme du cas Delvert (1906-1939) », Histoire de l’éducation 3/2014 (n° 139) , p. 51-72.

 

„Die Franzosen und die Marne“ [titre en Français : La mémoire de la bataille de la Marne en France] in: Geschichte im Fluss, Flüsse als europäische Erinnerungsorte, Bundeszentrale für Politische Bildung, 4 Seiten, http://www.bpb.de/geschichte/zeitgeschichte/geschichte-im-fluss, 2014.

 

Avec N. Mariot, «Quelle histoire sociale de la grande guerre?», Slate.fr, publié le 30 juin et le 2 juillet 2014.

 

« Qu'est-ce qu'un "bon chef" ? », L'histoire, collections n° 61, octobre 2013, p. 44-48.

 

« Énoncer, menacer, montrer : retour sur les exécutions « pour l’exemple » dans les pratiques de commandement de l’armée française de 14-18 »,  Guerres mondiales et conflits contemporains, PUF, 2013/4 (n° 252) p. 47-60.

 

« Les socialistes et la guerre : les enjeux historiographiques » à propos du livre Les socialistes dans l’Europe en guerre, R. Ducoulombier (dir.), Cahiers Jaurès, octobre-décembre 2010, n° 198, p. 73-78.

 

« Pourquoi obéit-on ? Discipline et liens hiérarchiques dans l’armée française de la Première Guerre mondiale », Genèses n° 75, dossier « le corps discipliné », juin 2009, p. 4-23.

 

Participations à ouvrages collectifs

 

« Brutalisation des sociétés européennes : un débat en cours », « L’Europe morcelée (1918-1939) », « Une vieille Europe saignée à blanc par la Grande Guerre », « Les traités imparfaits de la Grande Guerre », in Encyclopédie de la Seconde Guerre mondiale, J.-F. Muraciolle et G. Piketty (dir.) Paris, Robert Laffont, coll. Bouquins, 2015, respectivement p. 151-153 ; p. 414-416 ; p. 416-417 ; p. 1322-1324.

 

« Devant l’école » et « Le retour de l’instituteur » in L. Gutierrez (dir.) Eduquer au patriotisme par l’illustration. L’apport de Lucien Métiviet, Paris, Éditions Paris, Arts Négatifs, 2014, p. 46-47 et p. 64-65.

 

« Les instituteurs combattants de la Grande Guerre : des soldats comme les autres » in Les écoles dans la guerre. Acteurs et institutions éducatives dans les tourmentes guerrières XVIIe - XXe siècle, J.-F. Condette (dir.), Lille, Presses universitaires du Septentrion, 2014, p. 215-233.

 

« La justice militaire » in Archives de la Grande Guerre. Des sources pour l'histoire, C. Coutant-Daydé, P. Nivet, M. Stoll (dir.), Rennes, PUR, 2014, p. 115-119.

 

« Commander en France » in Archives de la Grande Guerre. Des sources pour l'histoire, C. Coutant-Daydé, P. Nivet, M. Stoll (dir.), Rennes, PUR, 2014, p. 143-147.

 

« Août 1914 : début de la guerre et fin d'un monde » in Août 1914. Tous en guerre!, Paris, Archives nationales, 2014, p. 42-51.

 

« La justice militaire française au cours de la Première Guerre mondiale. Apports et limites d'une approche quantitative » in J.-M. Berlière, J. Campion, L. Laché, X. Rousseaux (dir.) Justices militaires et guerres mondiales, Military Justices and World Wars, Europe 1914-1950, Louvain, Presses Universitaires de Louvain, coll. Histoire, Justice, Sociétés, 2013, p.107-123.

 

« Les mutilations françaises dans l’armée française : pratiques de soldats, discours demédecins » in Du front à l’asile. Expériences de la folie de la Grande Guerre aux années 1920, S. Tison et H. Guillemain (dir.) Rennes, PUR, 2013, p.195-206.

 

« Les conseils de guerre dans l’armée française : normes et pratiques judiciaires entre 1914 et 1918 », colloque Dans la guerre (1914-1918) : accepter, endurer, refuser,(1914-1918) : Historial de la Grande Guerre, Péronne, 7,8, 9 novembre 2008, (à paraître, 2013 aux éditions Les Belles Lettres).

 

« Les prévenus des conseils de guerre de la Première Guerre mondiale : « mauvais soldats » ou combattants ordinaires ? » in C. Prochasson C. et F. Turcanu (coord.) La Grande Guerre- Histoire et mémoire collective en France et en Roumanie, Bucarest, New Europe College ed., 2010.

 

« "Forcer l’obéissance" : intentions, formes  et effets d’une pratique militaire dans l’activité combattante de la Grande Guerre », in A. Loez, et N. Mariot, (dir.) Obéir, désobéirLes mutineries de 1917 en perspective, Paris, La découverte, 2008.

 

« Place et valeurs de l'exemple dans l'exercice de l'autorité et les mécanismes de l'obéissance dans l'armée française 1914-1918 » , in R. Cazals, E. Picard, et D. Rolland (dir.), La Grande Guerre, pratiques et expériences, Toulouse, Privat, 2006.

 

Enseignements 2013/2014

 

École et guerre, 1870-1939

 

Écrire l’histoire du XXe siècle au XXIe siècle : La France, 1910-1970

 

La Première Guerre mondiale, guerre du XIXe, guerre du XXe siècle

 

Enseignements 2016/2017

 

Conférences et interviews

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

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CNRS

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Why does Inequality Matter ?

Journée(s) d'étude - Lundi 13 novembre 2017 - 09:00Le lundi 13 novembre 2017 aura lieu la Journée de discussion du manuscrit de Tim Scanlon, Why does Inequality Matter ? avec la participation de l'auteur. Cette journée aura lieu à la Maison Suger, salle de réunion, 16-18 rue Suger, 75006 Paris. Programme9h00 Accueil9h15 9h45h Luc Foisneau (CNRS – CESPRA),  Why should we care about inequality ? (Introduction)9h45 11h Han van Wietmarschen (UCL), Equal Concern & Equal Status (chap. 2 & 3)11h 11h15 Pause café11h15 12h30 Véronique Munoz-Dardé (UCL/Berkeley) et Rowan Mellor (UCL), Procedural Fairness & Substantive Opportunity (chap. 4 & 5)12h30 14h Pause déjeuner14h 15h15 Jean-Fabien Spitz (Paris 1), Political Equality, Liberty & Coercion (chap. 6 & 7)15h15 15h30 Pause café15h30 16h45 Joe Horton (UCL), Desert & Unequal Income (chap. 8 & 9)16h45 17h15 Tim Scanlon (Harvard), Final remarks Les personnes souhaitant participer à la journée devront s’inscrire auprès de Luc Foisneau (luc.foisneau@ehess.fr) et de Véronique Munoz-Dardé (v.munoz@ucl.ac.uk).Institutions partenaires : EHESS – CESPRA – FMSH

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Actualité dʼune pensée radicale. Hommage à Cornelius Castoriadis

Colloque - Jeudi 26 octobre 2017 - 09:30Le colloque « Actualité dʼune pensée radicale. Hommage à Cornelius Castoriadis » se déroulera le 26, 27 et 28 octobre 2017 à l'Ecole des hautes études en sciences sociales et à l'Université Paris 7 Denis-Diderot.Cornelius Castoriadis disparaissait il y a 20 ans déjà, laissant à la postérité une œuvre importante et novatrice. Figure intellectuelle originale, il est à la fois célèbre et méconnu. Son nom est, et reste, le plus souvent, associé au groupe et à la revue Socialisme ou barbarie où, dans les années 1950 et 1960, s’est forgée l’une des analyses les plus lucides des régimes de type soviétique et une critique radicale du marxisme dans l'intention de sauver le projet révolutionnaire. La pensée de Castoriadis est, cependant, loin de se limiter à ce travail de théorie politique. Il a aussi élaboré, à partir des années 1960, une pensée proprement philosophique, révélée pour la première fois avec la publication, en 1975, de son maître-ouvrage, L'Institution imaginaire de la société, complété, par la suite, par les 6 volumes des Carrefours du labyrinthe.A partir de 1980, après avoir été élu directeur d’études à l’EHESS, il tiendra, dans cet établissement, 16 années durant, un séminaire de philosophie. Il y entreprendra une vaste enquête, inséparablement philosophique et historique, consacrée à ce qu’il nommait « la création humaine ». Celle-ci n’est pas, loin s’en faut, indépendante de sa théorie politique. Le projet socialiste, puis démocratique, en un sens radical du terme, se nourrit chez lui d’une pensée du social-historique, selon son expression, qui joue le rôle d’une philosophie fondamentale.Dans les ouvrages publiés de son vivant, Castoriadis traite de sujets de philosophie aussi bien que de politique, de psychanalyse aussi bien que d’économie, de sciences aussi bien que d’histoire grecque. Toutefois, sous cette apparente dispersion, la pensée de Castoriadis possède, sans prendre, certes, la forme d’un système, une grande cohérence. Ses concepts d’autonomie et d’hétéronomie, d’imaginaire social et d’imagination radicale, de chaos et de création, pour citer les plus évidents, informent toutes ses contributions, quel qu’en soit le champ disciplinaire.Le présent colloque proposera, à la fois, un hommage et une discussion sans complaisance. Les intervenants se confronteront à la pensée de Castoriadis en engageant une discussion avec elle.Spécialistes confirmés dans les champs de la politique ou de l’économie, de la sociologie, ou de la psychosociologie, de la psychanalyse ou de la philosophie, ils proposeront moins une évaluation globale de l’œuvre de Castoriadis qu’un examen de certaines de ses analyses en fonction de leurs propres thèmes de recherche et de leurs préoccupations personnelles. Loin des commentaires respectueux, il s’agira, à cette occasion, d’adresser à Castoriadis des questions susceptibles de mettre sa pensée à l’épreuve et, également, d’examiner les voies esquissées par cette pensée qui pourraient être reprises et prolongées de manière fructueuse. En un mot de soumettre à la discussion Castoriadis comme il le faisait lui-même avec les autres et comme il aurait aimé qu’on le fît avec lui – dans un esprit agonistique, parfois de manière polémique, mais, toujours, avec une force persuasive et une passion communicative peu communes.  

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Table ronde autour de Marcel Gauchet

Table ronde - Vendredi 06 octobre 2017 - 14:00Avec Le nouveau monde, quatrième et dernier volume de L’avènement de la démocratie, Marcel Gauchet aborde la transformation d’ensemble qui s’est engagée avec la crise économique des années 1970. Il propose une réponse à l’énigme de la perte de repères de ces dernières décennies : nous vivons la dernière et ultime étape de la sortie de la religion et découvrons en tâtonnant ce qu’implique le principe de la structuration autonome des sociétés. Derrière l’hégémonie de l’économie, la montée de la société civile et les droits individuels comme seule source de légitimité, le politique remplit un rôle instituant mais devenu invisible ; la mondialisation n’est pas seulement celle du marché, mais aussi celle de l’État-nation. En permettant d’articuler les différentes dimensions dans lesquelles se déploie l’expérience de ces sociétés autonomes, le diagnostic pose les bases d’un programme de travail destiné à renouveler l’intelligibilité du monde contemporain.Pour discuter d’un livre véritablement interdisciplinaire, des chercheurs inscrits dans différentes disciplines, de l’économie à la philosophie, engageront un dialogue avec l’auteur.Avec la participation de Marcel Gauchet, Frédéric Brahami (EHESS), Natalie Doyle (Monash University), Gaël Giraud (CNRS) et Nicolas Rousselier (Sciences Po). Débat animé par Sylvain Piron (EHESS)

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