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Les membres statutaires

Julien Blanc

Professeur agrégé EHESS
Institution de rattachement : EHESS

Coordonnées professionnelles

EHESS -105 Bd Raspail, 75006 Paris

julien.blanc@ehes.fr

Julien Blanc est docteur en histoire contemporaine et professeur agrégé d’histoire (PRAG) à l’EHESS depuis 2014.
Il est l’auteur d’une thèse portant sur les débuts de la Résistance en France occupée à travers l’étude de l’organisation dite du « réseau du musée de l’Homme ».
Au sein de la mention Histoire de l’EHESS, il est responsable pédagogique du master franco-allemand (EHESS-Université de Heidelberg).
Ses recherches portent sur la période de l’Occupation allemande en France, sur la Résistance et sur la mise en place, après-guerre, d’une « économie morale de la reconnaissance » des faits résistants.


Domaines de recherche :
Deuxième Guerre mondiale. Occupation. Résistance. Sortie de guerre. Economie de la reconnaissance


Enseignements en 2014-2015
-Douze fois Vichy
-Histoire politique de la France au XXe siècle : questions, problématiques et débats
-Atelier de lecture : politique, histoire, anthropologie


Publications depuis 2007 :

Ouvrages :

• Au commencement de la Résistance. Du côté du musée de l’Homme, 1940-1941, Paris, Éditions du Seuil (coll. « La Librairie du 21ème siècle »), 2010

• Introduction à la réédition des mémoires d’Agnès Humbert, Notre guerre. Souvenirs de Résistance (1ère édit. : Paris, Éditions Émile-Paul Frères, 1946), Paris, Éditions Tallandier, 2004, pp. 9-80. Traduction anglaise (par Barbara Mellor) sous le titre Résistance. A Woman’s Journal of Struggle and Defiance in Occupied France, New York, Bloomsbury USA, 2008, pp. 271-309 (Afterword)


Direction d’ouvrage
:

• Chercheurs en Résistance. Pistes et outils à l’usage des historiens, sous la direction de Julien Blanc et Cécile Vast, Presses Universitaires de Rennes (PUR), 2014


Ouvrages collectifs, articles, contributions :

• « L’effondrement de 1940 et les débuts de la Résistance en France », in Jean-Marie Guillon et Bruno Leroux, La Résistance, dossier spécial, Historiens et Géographes, à paraître en 2015

• « Les comportements des Français à l’aune des regards résistants » in Jean-Marie Guillon, Pierre Laborie et Jacqueline Sainclivier (dir.), Les comportements collectifs dans la France occupée. Mémoires et représentations, Actes du colloque international organisé à l’université de Rennes 2 (avril 2014), Presses Universitaires de Rennes, à paraître en 2015

• « Les premiers engagements résistants et la société de zone occupée (1940-1942) » in Pierre Laborie et François Marcot (dir.), Les comportements collectifs en France et dans l’Europe allemande (1940-1945), Actes du colloque international organisé à l’université de Besançon (septembre 2012), Presses Universitaires de Rennes (PUR), 2015, p. 207-218

• « Two Trajectories in the Memory of the Resistance : the Testimonies of Agnès Humbert and Germaine Tillion » in Jessica Wardhaugh (ed.), Politics and the Individual in France 1930-1950, Actes du colloque international organisé à l’université de Warwick (Coventry, Royaume-Uni, décembre 2011), W.S. Macey and Son Ltd and the Modern Humanities Research Association, 2015, p. 77-88

• « Une source irremplaçable mais biaisée : les dossiers d’homologation des résistants », in Julien Blanc et Cécile Vast (dir.), Chercheurs en Résistance. Pistes et outils à l’usage des historiens, Presses Universitaires de Rennes (PUR), 2014, p. 135-150

• « La Résistance pionnière : un territoire en friche », in Julien Blanc et Cécile Vast (dir.), Chercheurs en Résistance. Pistes et outils à l’usage des historiens, Presses Universitaires de Rennes (PUR), 2014, p. 13-24

• « L’opinion publique française face à l’occupant (1940-1941) », in Waldemar Grabowski (dir.), L’Europe occupée. Similitudes et différences, Actes du colloque international organisé à Varsovie (mai 2011), Institut de la Mémoire Nationale, 2014, p. 45-61
Traduction polonaise : « Stosunek francuskiej opinii publicznej do okupanta (1940-1941) » in Waldemar Grabowski (dir.), Okupowana Europa. Podobienstwa i Roznice, Instytut Pamieci Narodowej, 2014, p. 44-59

• « Germaine Tillion et la Résistance du côté du musée de l’Homme », in Armelle Mabon et Gwendal Simon (dir.), L’engagement à travers la vie de Germaine Tillion, Actes du colloque international organisé à l’université de Bretagne-Sud (Lorient, mai 2010), Éditions Riveneuve, 2013, pp. 107-120

• « Du côté du musée de l’Homme, nouvelles approches de la Résistance pionnière en zone occupée », in revue Guerres mondiales et conflits contemporains, dossier spécial consacré à « L’Histoire de la Résistance : nouveaux chercheurs, nouveaux apports », n° 242, avril 2011, pp. 51-72

• « Germaine Tillion, actrice et historienne de la Résistance pionnière », in Claire Mestre, Hélène Asensi, Marie Rose Moro (éds.), Vivre c’est résister. Textes pour Germaine Tillion et Aimé Césaire, Grenoble, Petite bibliothèque de l’Autre, Éditions La Pensée Sauvage, 2010, pp. 75-84

• « Le réseau du musée de l’Homme », in Les Chemins de la mémoire, Ministère de la Défense – SGA / DMPA, n° 207, juillet-août 2010

• « L’histoire de la Résistance avant les travaux du Comité d’histoire de la Deuxième Guerre mondiale », in Laurent Douzou (dir.), Faire l’histoire de la Résistance, Actes du Colloque international de Lyon (18 et 19 mars 2008), Presses Universitaires de Rennes, avril 2010, pp. 15-29

• « Une pionnière de la Résistance en zone occupée », in Tzvetan Todorov (dir.), Le siècle de Germaine Tillion, Paris, Éditions du Seuil, 2007, pp. 61-81


 

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La diplomatie au XXIe siècle : derrière le diplomate, le négociateur ?

Appel à communication - Lundi 19 mars 2018 - 00:00Journées d'études organisées par le CESPRA (Centre d'Etudes Sociologiques et Politiques Raymond Aron, EHESS) et la Société des Amis de Raymond Aron en partenariat avec le CAPS (direction de la prospective, MEA) et l’IRSEM (Institut de Recherche Stratégique de l’Ecole Militaire). Elles auront lieu à l'EHESS (Amphithéâtre François-Furet) les 25 et 26 juin 2018. Une observation empirique apparait comme centrale dès qu’il s’agit de penser la diplomatie : les grands ambassadeurs négociateurs ont disparu avec la Conférence de Yalta et l’extinction de l’esprit des grands Congrès et Conférences internationales du XIXe siècle. La diplomatie des Sommets du XXe et XXIe siècles témoigne, au contraire, de l’effacement des diplomates au profit des leaders politiques : présidents, premiers ministres ou ministres des affaires étrangères —ces derniers, de moins en moins diplomates, de plus en plus ministres. Même là où les ambassadeurs ont encore un rôle à jouer, ils n’ont plus la vedette. Ils sont remplacés, voire supplantés, par des acteurs non-étatiques spécialistes de médiation et de diplomatie non-conventionnelle. L’action diplomatique s’avère de plus en plus difficile dans un siècle qui, selon Pierre Hassner, est porteur d’« une complexité mouvante, de plus en plus complexe et de plus en plus mouvante ». Serait-ce la conséquence de la globalisation et de l’élargissement du champ diplomatique, de la présidentialisation des régimes et de la centralisation des pouvoirs, ou de l’affaiblissement de l’État et de la souveraineté nationale? Si l’objectif d’un diplomate n’est pas nécessairement de conclure une négociation mais de créer un espace de négociation, comment penser alors les instruments et les techniques de la négociation? Comment concevoir le type de négociations qui introduirait une nouvelle ère de sécurité collective, si les négociateurs ne sont plus forcément les diplomates? Quels outils développer quand l’action diplomatique ne se fait pas au sein d’une « zone de civilisation » comme le dit Aron? Comment mettre fin aux conflits locaux en dehors d’une perspective de compromis entre états souverains ? Négocier à tout prix un accord local de cessez-le-feu n’est-ce pas  retarder ou rendre impossible un règlement de fond ? Enfin, la discussion sur la diplomatie du XXIe siècle porte aussi sur la capacité de la science et de la technologie à constituer un nouvel outil de la diplomatie internationale. Peut-on alors considérer que la science et la technique contribuent à établir une « aire civilisationnelle » qui ouvre un nouvel espace de négociation, condition de toute diplomatie? C’est une réflexion sur la diplomatie comme type original d’action, sur le rôle du diplomate tel qu’il est vécu par ses praticiens, sur les moments décisifs de l’action diplomatique, ses conditions et ses conséquences, qui sera l’objet de la réflexion. Le colloque propose d’allier analyse historique à l’étude empirique du contemporain sans perdre de vue le questionnement philosophique et politique, celui du « système de pouvoir dans lequel s’insère l’idéologie qui commande la diplomatie », pour citer Aron. Les sujets d’interventions peuvent porter sur les thèmes suivants, de manière non limitative :La diplomatie comme « type original d’action » : Des écrits de Machiavel à Grotius, et de François de Caillères à Kissinger, comment peut-on comprendre la diplomatie comme type original d’action politique ? Quels auteurs, quels axes analytiques nous permettent d’analyser empiriquement et philosophiquement l’action diplomatique dans sa spécificité ? Sur la nature du diplomate et de l’ambassadeur : Qui peut-être diplomate ? Quel est le rôle des praticiens de la diplomatie non-conventionnelle ? Quelle idée se font de la diplomatie ceux qui la pratiquent ? Quelle compétition ou complémentarité entre acteurs étatiques et non-étatiques ? Quelle spécificité des acteurs religieux ?Les types de diplomatie : Diplomatie économique, scientifique, religieuse, nucléaire, économique, diplomatie préventive, « soft power », « club diplomacy » ou diplomatie à huit-clos, « network diplomacy » ou diplomatie des réseaux pratiquée en public et en collaboration avec des praticiens de la diplomatie non conventionnelle... Ces catégories nous permettent-elles de penser une nouvelle diplomatie étatique ?La négociation : La diplomatie suppose des instruments de négociation. La négociation est toujours une option quand il n’y a pas d’accord (quand on n’est pas d’accord) mais pour qu’elle soit possible, il faut partager des instruments. La science politique offre-t-elle des analyses satisfaisantes des instruments de la négociation, des protocoles diplomatiques et du vocabulaire diplomatique ?La prévision : Quel est le rôle de la prévision, des études prospectives, dans l’établissement d’une diplomatie efficace? Quel rapport entretenir entre stratégie et diplomatie? Les études stratégiques centrées sur la rationalisation de la violence sont-elles une bonne ressource, un bon point de départ, pour les diplomates ? Le comité scientifique est composé de :  Sophie Marcotte-Chénard (Carleton University),Elisabeth Dutartre-Michaut (EHESS/CESPRA),Jean-Vincent Holeindre (Paris 2, IRSEM, membre associé au CESPRA),Jean-Baptiste Jeangène-Vilmer (IRSEM),Olivier Roy (EUI, Florence),Cynthia Salloum (EUI, Florence),Justin Vaïsse (CAPS, MEA) TBC . Le comité d’organisation est composé de : Elisabeth Dutartre-Michaut (EHESS/CESPRA)Cynthia Salloum (EUI/RSCAS-Florence, Sciences Po-Paris). Modalités pratiquesLes propositions (entre 500 à 800 mots) sont à envoyer par courriel à l’adresse suivante: elisabeth.dutartre@ehess.fr et cynthia.salloum@sciencespo.fr  Date limite pour l’envoi des propositions : Lundi 19 mars 2018 Date à laquelle les contributeurs recevront une réponse : Lundi 2 avril 2018.

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Why does Inequality Matter ?

Journée(s) d'étude - Lundi 13 novembre 2017 - 09:00Le lundi 13 novembre 2017 aura lieu la Journée de discussion du manuscrit de Tim Scanlon, Why does Inequality Matter ? avec la participation de l'auteur. Cette journée aura lieu à la Maison Suger, salle de réunion, 16-18 rue Suger, 75006 Paris. Programme9h00 Accueil9h15 9h45h Luc Foisneau (CNRS – CESPRA),  Why should we care about inequality ? (Introduction)9h45 11h Han van Wietmarschen (UCL), Equal Concern & Equal Status (chap. 2 & 3)11h 11h15 Pause café11h15 12h30 Véronique Munoz-Dardé (UCL/Berkeley) et Rowan Mellor (UCL), Procedural Fairness & Substantive Opportunity (chap. 4 & 5)12h30 14h Pause déjeuner14h 15h15 Jean-Fabien Spitz (Paris 1), Political Equality, Liberty & Coercion (chap. 6 & 7)15h15 15h30 Pause café15h30 16h45 Joe Horton (UCL), Desert & Unequal Income (chap. 8 & 9)16h45 17h15 Tim Scanlon (Harvard), Final remarks Les personnes souhaitant participer à la journée devront s’inscrire auprès de Luc Foisneau (luc.foisneau@ehess.fr) et de Véronique Munoz-Dardé (v.munoz@ucl.ac.uk).Institutions partenaires : EHESS – CESPRA – FMSH

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Actualité dʼune pensée radicale. Hommage à Cornelius Castoriadis

Colloque - Jeudi 26 octobre 2017 - 09:30Le colloque « Actualité dʼune pensée radicale. Hommage à Cornelius Castoriadis » se déroulera le 26, 27 et 28 octobre 2017 à l'Ecole des hautes études en sciences sociales et à l'Université Paris 7 Denis-Diderot.Cornelius Castoriadis disparaissait il y a 20 ans déjà, laissant à la postérité une œuvre importante et novatrice. Figure intellectuelle originale, il est à la fois célèbre et méconnu. Son nom est, et reste, le plus souvent, associé au groupe et à la revue Socialisme ou barbarie où, dans les années 1950 et 1960, s’est forgée l’une des analyses les plus lucides des régimes de type soviétique et une critique radicale du marxisme dans l'intention de sauver le projet révolutionnaire. La pensée de Castoriadis est, cependant, loin de se limiter à ce travail de théorie politique. Il a aussi élaboré, à partir des années 1960, une pensée proprement philosophique, révélée pour la première fois avec la publication, en 1975, de son maître-ouvrage, L'Institution imaginaire de la société, complété, par la suite, par les 6 volumes des Carrefours du labyrinthe.A partir de 1980, après avoir été élu directeur d’études à l’EHESS, il tiendra, dans cet établissement, 16 années durant, un séminaire de philosophie. Il y entreprendra une vaste enquête, inséparablement philosophique et historique, consacrée à ce qu’il nommait « la création humaine ». Celle-ci n’est pas, loin s’en faut, indépendante de sa théorie politique. Le projet socialiste, puis démocratique, en un sens radical du terme, se nourrit chez lui d’une pensée du social-historique, selon son expression, qui joue le rôle d’une philosophie fondamentale.Dans les ouvrages publiés de son vivant, Castoriadis traite de sujets de philosophie aussi bien que de politique, de psychanalyse aussi bien que d’économie, de sciences aussi bien que d’histoire grecque. Toutefois, sous cette apparente dispersion, la pensée de Castoriadis possède, sans prendre, certes, la forme d’un système, une grande cohérence. Ses concepts d’autonomie et d’hétéronomie, d’imaginaire social et d’imagination radicale, de chaos et de création, pour citer les plus évidents, informent toutes ses contributions, quel qu’en soit le champ disciplinaire.Le présent colloque proposera, à la fois, un hommage et une discussion sans complaisance. Les intervenants se confronteront à la pensée de Castoriadis en engageant une discussion avec elle.Spécialistes confirmés dans les champs de la politique ou de l’économie, de la sociologie, ou de la psychosociologie, de la psychanalyse ou de la philosophie, ils proposeront moins une évaluation globale de l’œuvre de Castoriadis qu’un examen de certaines de ses analyses en fonction de leurs propres thèmes de recherche et de leurs préoccupations personnelles. Loin des commentaires respectueux, il s’agira, à cette occasion, d’adresser à Castoriadis des questions susceptibles de mettre sa pensée à l’épreuve et, également, d’examiner les voies esquissées par cette pensée qui pourraient être reprises et prolongées de manière fructueuse. En un mot de soumettre à la discussion Castoriadis comme il le faisait lui-même avec les autres et comme il aurait aimé qu’on le fît avec lui – dans un esprit agonistique, parfois de manière polémique, mais, toujours, avec une force persuasive et une passion communicative peu communes.  

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