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Laure Guirguis

Chercheur associé(e)

Coordonnées professionnelles

guirguis.laure@gmail.com

Titulaire d’une licence de chinois (INALCO 2000) et d’un Master 2 en philosophie politique (Paris X Nanterre, 2003), Laure Guirguis a préparé sa thèse Fait minoritaire et violence structurelle. Émergence d'une "question copte" et mutations contemporaine de la scène politique égyptienne sous la direction de Alain Roussillon puis de Hamit Bozarslan (EHESS, 2011). Elle a obtenu la bourse postdoctorale Banting (CRSH, Canada), puis une bourse de l’Orient-Institut Beirut, où elle s’engage dans une nouvelle recherche sur les gauches arabes et les imaginaires révolutionnaires dans les années 1960-70, poursuivant de la sorte une réflexion sur la violence politique.

  

Thèmes et terrains de recherche

Égypte, Liban, Oman, Moyen-Orient

Tricontinent

Les gauches arabes

Violence et pouvoir

Révolution

Générations politiques

Nationalisme et communautarisme

 

Organisation de séminaires

Europe-Monde Arabe Histoire croisée des espérances révolutionnaires durant les années 1960-70  avec Reem Abou-El-Fadl (Lecturer, SOAS, Université de Londres) et Caroline Guibet Lafaye (Directrice d’étude, Centre Émile Durkheim, CNRS)

 

Publications

Ouvrages

2017, Copts and the Security State. Violence, Coercion, and Sectarianism in Contemporary Egypt, Stanford (CA) : Stanford University Press.

Édition scientifique d’un recueil d’articles d’Alain Roussillon, en collaboration avec Hamit Bozarslan.

2014, Égypte : révolution et contre-révolutionMontréal, Presses de l’Université de Laval.
 
 
2008, Conversions religieuses et mutations politiques. Tares et avatars du communautarisme égyptien (dir.), Paris, Non Lieu, 2008.

 

Sélection d’articles et de chapitre d’ouvrages

2018, « Le Vietnam et l’émergence d’une gauche radicale au Liban entre modèles tricontinentaux et enjeux locaux. » Monde(s). Histoire, espaces, relations (à paraître). 

2015, « Définir l’ennemi national. La restauration sécuritaire du président égyptien al-Sisi », REMMM.

2013, «Taranim et vidéos-clips. L’Église égyptienne mise à nue par ses enfants ? » in Laurent Bonnefoy et Myriam Catusse (dir.), Jeunesses arabes. Loisirs, cultures et politique, Paris, La Découverte.

2011, « Contestations coptes contemporaines », in Sarah Ben Nefissa et Blandine Destremau (dir.), Protestations sociales, révolutions civiles. Transformations du politique dans la Méditerranée arabeRevue Tiers Monde, Hors série, Paris, Armand Colin, pp. 139-163.

2008, « Discours contemporains autour de la conversion », in Pierre Blanc (dir.), Chrétiens d’Orient. Les Cahiers de Confluences, Paris, L’Harmattan, septembre, pp. 127-141.

2008, « Muhammad le chrétien. Instrumentalisations de la question confessionnelle et consolidation du régime autoritaire », in Hadjar Aouardji et Hélène Legeay (dir.), Chroniques égyptiennes 2007, Le Caire, CEDEJ, octobre, pp. 257-281.

 

Organisation d’activités scientifiques

2018, Avec Joel Beinin. Panel Post-1967Arab and Israeli Lefts. Fifth World Congress for Middle Eastern Studies (WOCMES), Séville, 16-20 juillet (proposition soumise)

2017, Atelier An Online Archive of the Arab Left : Project and Prospects. Institut International d’Histoire Sociale (IISH), Amsterdam, 15 septembre.

2017, Atelier Circulations et générations révolutionnaires en Égypte, en Algérie et en Palestine (1945-2015).  2e Congrès du Groupement d’Intérêt Scientifique « Moyen Orient et Mondes Musulmans. » Paris, 7 juillet.

2017, Avec Hamit Bozarslan. Journée d’étude Un Tricontinentalisme Arabe ? 14 mars.

2016, Organisation du workshop international Left-wing and Revolutionary Trends in the Arab World (1948-1979): Bringing The Transnational Back in. 12-13 décembre. Orient-Institut, Beirut

2015, Co-organisation, avec Nicolas Dot-Pouillard, de l’atelier « Les gauches arabes désorientées par les révolutions arabes : entre tropisme révolutionnaire et tentation autoritaire », suivi de la projection publique du film Nous étions communistes, réalisé par Maher Abi Samra. iReMMO, Paris, 18 décembre

2015, Organisation de l’atelier thématique « État, nation, et communautés en Égypte : la révolution du 25 janvier et le peuple introuvable. »1er Congrès du Groupement d’Intérêt Scientifique « Moyen Orient et Mondes Musulmans. » Paris, 7-9 juillet

2014, Organisation de la série de conférences Incarnation et sécularité : charisme, martyr et média dans le Moyen-Orient du XXIème siècle. Université de Montréal, 26-28 septembre.

 

Communications récentes

2018, « Arab and Israeli Lefts Against Zionism : A History of Cooperation and Defection. » Battling Through the Press : Progressive Activism in the Middle East. Fifth World Congress for Middle Eastern Studies (WOCMES), Séville, 16-20 juillet.

2018, « Violence révolutionnaire et passions démocratiques: l’héritage paradoxal des nouvelles gauches au Liban. » Révolution et Émancipation. LCSP Paris 7 Diderot, CRESPPA Paris 8, Sophiapol Paris 10 Nanterre, CESPRA / EHESS, CERAPS Université Lille 2, IIAC CNRS, ICT Paris 7 Diderot, Espaces Marx, Paris, 2-3 février.

2017, « 1917 modèle et repoussoir. Le parti et la lutte révolutionnaire : Ethos, théories et imaginaires révolutionnaires des gauches libanaises (1967-1975). » Les trajectoires d’octobre 1917 : Origines, échos et modèles de la révolution. EHESS-LABEX TEPSIS, Paris, 19-21 octobre.

2016. « Reclaiming the People’s War from La Havana to Salalah (Dhofar, Oman): Imaginaires, Strategies and Paradoxical Legacies of Revolutionary Violence. » Legacies of the Tricontinental, 1966-2016: Imperialism, Resistance, Law. Colloque à l’Université de Coimbra (Portugal). 22-24 September.

2016, « On the Principle of Axiological Neutrality. Methodological Remarks Based on a Case Study : Leftwing Radicalism in the Arab World (1967-1979). » Congrès annuel de la Société italienne d’études sur le Moyen-Orient (SeSaMo). Université de Catane, Catane (Italie). 17-19 mars.

2014, «L’État égyptien, la production des minorités et la citoyenneté : la révolution impossible ? » The Third Annual Conference on Issues of Democratic Governance: Sectarianism and the Manufacturing of Minorities in the Greater Arab Mashreq, Arab Center of Research and Policy Studies (Doha), Amman, 13-15 septembre.

2013, « Community, Nation-State, and Citizenship: Dilemma of Coptic Participation in Egyptian Political Life. » Program on Arab Reform and Democracy, Center on Democracy, Development, and the Rule of Law, Stanford University, 30 avril.

2013, « Discours de Chenouda III (1971-2012) : l’autoaliénation de l’Église copte ? » Analyse du discours des Communautés chrétiennes au Proche-Orient en temps de crise. Colloque au Centre de Recherches et de Publications de l’Orient Chrétien (CERPOC), Université Saint-Joseph, Beyrouth, 25-26 janvier.

2012, « La diaspora copte et l’islam. » CRÉUM, Université de Montréal, 2 octobre.

2012, « Coptic Religious and Political Life in Contemporary Egypt: Recent Scholarly Developments. » Tenth International Congress of Coptic Studies. Université de la Sapienza, Rome, 17-22 septembre.

2012, « Les élections égyptiennes après Moubarak : inquiétudes et engagements politiques coptes. » Communication présentée dans le cadre de l’université populaire organisée par Alain Gresh et par l’iReMMO (Institut de recherche et d’étude sur la Méditerranée et le Moyen-Orient), 4 février, Paris.

2011, « Le processus révolutionnaire égyptien et l’ordre communautaire. » Chrétiens d’Orient. Colloque organisé conjointement par l'École française de Rome et l'Institut Français (Centre Saint-Louis), 1er et 2 décembre, Rome.

2010, « Coptic Contests. » Communication (présentée in absentia par Kari Vogt) au colloque The Future of Coptic Studies: Theories, Methods, Topics, organisé par Nelly van Doorn-Harder, Wake Forest University, Winston Salem, NC, USA, 14-17 septembre.

EHESS
CNRS

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La diplomatie au XXIe siècle : derrière le diplomate, le négociateur ?

Appel à communication - Lundi 19 mars 2018 - 00:00Journées d'études organisées par le CESPRA (Centre d'Etudes Sociologiques et Politiques Raymond Aron, EHESS) et la Société des Amis de Raymond Aron en partenariat avec le CAPS (direction de la prospective, MEA) et l’IRSEM (Institut de Recherche Stratégique de l’Ecole Militaire). Elles auront lieu à l'EHESS (Amphithéâtre François-Furet) les 25 et 26 juin 2018. Une observation empirique apparait comme centrale dès qu’il s’agit de penser la diplomatie : les grands ambassadeurs négociateurs ont disparu avec la Conférence de Yalta et l’extinction de l’esprit des grands Congrès et Conférences internationales du XIXe siècle. La diplomatie des Sommets du XXe et XXIe siècles témoigne, au contraire, de l’effacement des diplomates au profit des leaders politiques : présidents, premiers ministres ou ministres des affaires étrangères —ces derniers, de moins en moins diplomates, de plus en plus ministres. Même là où les ambassadeurs ont encore un rôle à jouer, ils n’ont plus la vedette. Ils sont remplacés, voire supplantés, par des acteurs non-étatiques spécialistes de médiation et de diplomatie non-conventionnelle. L’action diplomatique s’avère de plus en plus difficile dans un siècle qui, selon Pierre Hassner, est porteur d’« une complexité mouvante, de plus en plus complexe et de plus en plus mouvante ». Serait-ce la conséquence de la globalisation et de l’élargissement du champ diplomatique, de la présidentialisation des régimes et de la centralisation des pouvoirs, ou de l’affaiblissement de l’État et de la souveraineté nationale? Si l’objectif d’un diplomate n’est pas nécessairement de conclure une négociation mais de créer un espace de négociation, comment penser alors les instruments et les techniques de la négociation? Comment concevoir le type de négociations qui introduirait une nouvelle ère de sécurité collective, si les négociateurs ne sont plus forcément les diplomates? Quels outils développer quand l’action diplomatique ne se fait pas au sein d’une « zone de civilisation » comme le dit Aron? Comment mettre fin aux conflits locaux en dehors d’une perspective de compromis entre états souverains ? Négocier à tout prix un accord local de cessez-le-feu n’est-ce pas  retarder ou rendre impossible un règlement de fond ? Enfin, la discussion sur la diplomatie du XXIe siècle porte aussi sur la capacité de la science et de la technologie à constituer un nouvel outil de la diplomatie internationale. Peut-on alors considérer que la science et la technique contribuent à établir une « aire civilisationnelle » qui ouvre un nouvel espace de négociation, condition de toute diplomatie? C’est une réflexion sur la diplomatie comme type original d’action, sur le rôle du diplomate tel qu’il est vécu par ses praticiens, sur les moments décisifs de l’action diplomatique, ses conditions et ses conséquences, qui sera l’objet de la réflexion. Le colloque propose d’allier analyse historique à l’étude empirique du contemporain sans perdre de vue le questionnement philosophique et politique, celui du « système de pouvoir dans lequel s’insère l’idéologie qui commande la diplomatie », pour citer Aron. Les sujets d’interventions peuvent porter sur les thèmes suivants, de manière non limitative :La diplomatie comme « type original d’action » : Des écrits de Machiavel à Grotius, et de François de Caillères à Kissinger, comment peut-on comprendre la diplomatie comme type original d’action politique ? Quels auteurs, quels axes analytiques nous permettent d’analyser empiriquement et philosophiquement l’action diplomatique dans sa spécificité ? Sur la nature du diplomate et de l’ambassadeur : Qui peut-être diplomate ? Quel est le rôle des praticiens de la diplomatie non-conventionnelle ? Quelle idée se font de la diplomatie ceux qui la pratiquent ? Quelle compétition ou complémentarité entre acteurs étatiques et non-étatiques ? Quelle spécificité des acteurs religieux ?Les types de diplomatie : Diplomatie économique, scientifique, religieuse, nucléaire, économique, diplomatie préventive, « soft power », « club diplomacy » ou diplomatie à huit-clos, « network diplomacy » ou diplomatie des réseaux pratiquée en public et en collaboration avec des praticiens de la diplomatie non conventionnelle... Ces catégories nous permettent-elles de penser une nouvelle diplomatie étatique ?La négociation : La diplomatie suppose des instruments de négociation. La négociation est toujours une option quand il n’y a pas d’accord (quand on n’est pas d’accord) mais pour qu’elle soit possible, il faut partager des instruments. La science politique offre-t-elle des analyses satisfaisantes des instruments de la négociation, des protocoles diplomatiques et du vocabulaire diplomatique ?La prévision : Quel est le rôle de la prévision, des études prospectives, dans l’établissement d’une diplomatie efficace? Quel rapport entretenir entre stratégie et diplomatie? Les études stratégiques centrées sur la rationalisation de la violence sont-elles une bonne ressource, un bon point de départ, pour les diplomates ? Le comité scientifique est composé de :  Sophie Marcotte-Chénard (Carleton University),Elisabeth Dutartre-Michaut (EHESS/CESPRA),Jean-Vincent Holeindre (Paris 2, IRSEM, membre associé au CESPRA),Jean-Baptiste Jeangène-Vilmer (IRSEM),Olivier Roy (EUI, Florence),Cynthia Salloum (EUI, Florence),Justin Vaïsse (CAPS, MEA) TBC . Le comité d’organisation est composé de : Elisabeth Dutartre-Michaut (EHESS/CESPRA)Cynthia Salloum (EUI/RSCAS-Florence, Sciences Po-Paris). Modalités pratiquesLes propositions (entre 500 à 800 mots) sont à envoyer par courriel à l’adresse suivante: elisabeth.dutartre@ehess.fr et cynthia.salloum@sciencespo.fr  Date limite pour l’envoi des propositions : Lundi 19 mars 2018 Date à laquelle les contributeurs recevront une réponse : Lundi 2 avril 2018.

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Why does Inequality Matter ?

Journée(s) d'étude - Lundi 13 novembre 2017 - 09:00Le lundi 13 novembre 2017 aura lieu la Journée de discussion du manuscrit de Tim Scanlon, Why does Inequality Matter ? avec la participation de l'auteur. Cette journée aura lieu à la Maison Suger, salle de réunion, 16-18 rue Suger, 75006 Paris. Programme9h00 Accueil9h15 9h45h Luc Foisneau (CNRS – CESPRA),  Why should we care about inequality ? (Introduction)9h45 11h Han van Wietmarschen (UCL), Equal Concern & Equal Status (chap. 2 & 3)11h 11h15 Pause café11h15 12h30 Véronique Munoz-Dardé (UCL/Berkeley) et Rowan Mellor (UCL), Procedural Fairness & Substantive Opportunity (chap. 4 & 5)12h30 14h Pause déjeuner14h 15h15 Jean-Fabien Spitz (Paris 1), Political Equality, Liberty & Coercion (chap. 6 & 7)15h15 15h30 Pause café15h30 16h45 Joe Horton (UCL), Desert & Unequal Income (chap. 8 & 9)16h45 17h15 Tim Scanlon (Harvard), Final remarks Les personnes souhaitant participer à la journée devront s’inscrire auprès de Luc Foisneau (luc.foisneau@ehess.fr) et de Véronique Munoz-Dardé (v.munoz@ucl.ac.uk).Institutions partenaires : EHESS – CESPRA – FMSH

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Actualité dʼune pensée radicale. Hommage à Cornelius Castoriadis

Colloque - Jeudi 26 octobre 2017 - 09:30Le colloque « Actualité dʼune pensée radicale. Hommage à Cornelius Castoriadis » se déroulera le 26, 27 et 28 octobre 2017 à l'Ecole des hautes études en sciences sociales et à l'Université Paris 7 Denis-Diderot.Cornelius Castoriadis disparaissait il y a 20 ans déjà, laissant à la postérité une œuvre importante et novatrice. Figure intellectuelle originale, il est à la fois célèbre et méconnu. Son nom est, et reste, le plus souvent, associé au groupe et à la revue Socialisme ou barbarie où, dans les années 1950 et 1960, s’est forgée l’une des analyses les plus lucides des régimes de type soviétique et une critique radicale du marxisme dans l'intention de sauver le projet révolutionnaire. La pensée de Castoriadis est, cependant, loin de se limiter à ce travail de théorie politique. Il a aussi élaboré, à partir des années 1960, une pensée proprement philosophique, révélée pour la première fois avec la publication, en 1975, de son maître-ouvrage, L'Institution imaginaire de la société, complété, par la suite, par les 6 volumes des Carrefours du labyrinthe.A partir de 1980, après avoir été élu directeur d’études à l’EHESS, il tiendra, dans cet établissement, 16 années durant, un séminaire de philosophie. Il y entreprendra une vaste enquête, inséparablement philosophique et historique, consacrée à ce qu’il nommait « la création humaine ». Celle-ci n’est pas, loin s’en faut, indépendante de sa théorie politique. Le projet socialiste, puis démocratique, en un sens radical du terme, se nourrit chez lui d’une pensée du social-historique, selon son expression, qui joue le rôle d’une philosophie fondamentale.Dans les ouvrages publiés de son vivant, Castoriadis traite de sujets de philosophie aussi bien que de politique, de psychanalyse aussi bien que d’économie, de sciences aussi bien que d’histoire grecque. Toutefois, sous cette apparente dispersion, la pensée de Castoriadis possède, sans prendre, certes, la forme d’un système, une grande cohérence. Ses concepts d’autonomie et d’hétéronomie, d’imaginaire social et d’imagination radicale, de chaos et de création, pour citer les plus évidents, informent toutes ses contributions, quel qu’en soit le champ disciplinaire.Le présent colloque proposera, à la fois, un hommage et une discussion sans complaisance. Les intervenants se confronteront à la pensée de Castoriadis en engageant une discussion avec elle.Spécialistes confirmés dans les champs de la politique ou de l’économie, de la sociologie, ou de la psychosociologie, de la psychanalyse ou de la philosophie, ils proposeront moins une évaluation globale de l’œuvre de Castoriadis qu’un examen de certaines de ses analyses en fonction de leurs propres thèmes de recherche et de leurs préoccupations personnelles. Loin des commentaires respectueux, il s’agira, à cette occasion, d’adresser à Castoriadis des questions susceptibles de mettre sa pensée à l’épreuve et, également, d’examiner les voies esquissées par cette pensée qui pourraient être reprises et prolongées de manière fructueuse. En un mot de soumettre à la discussion Castoriadis comme il le faisait lui-même avec les autres et comme il aurait aimé qu’on le fît avec lui – dans un esprit agonistique, parfois de manière polémique, mais, toujours, avec une force persuasive et une passion communicative peu communes.  

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