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Benjamin Brice

Chercheur associé(e)
Membre associé

Benjamin Brice est docteur en science politique de l’EHESS. Il est co-lauréat du prix de thèse Raymond Aron 2015 pour son travail intitulé : « La fin de la guerre ? Les ambiguïtés de la “paix démocratique” : intérêts, passions et idées ». Cette thèse vise à critiquer les principaux « mécanismes » sur lesquels reposent les théories de la « paix démocratiques / paix libérale », que ce soit dans le domaine des relations internationales (Michael Doyle) ou de la philosophie politique (John Rawls). En mobilisant les ressources de l’histoire des idées politiques, en particulier les écrits de Montesquieu, et en les confrontant aux données historiques, il cherche à montrer qu’un auteur du passé, à condition de ne pas manquer les discontinuités contextuelles, peuvent apporter des ressources utiles pour penser les problèmes politiques du présent.

 

Il est également diplômé de l’École supérieure des sciences économiques et commerciales (ESSEC Business School) et titulaire d’un Master de philosophie politique à l’université Paris 4 (Paris-Sorbonne). Il a enseigné la science politique, la philosophie politique et les relations internationales à l’EHESS, dans les universités Lyon 2 et Lyon 3, à l’IEP de Lyon et à l’École supérieure d’agricultures d’Angers (ESA).

 

Il a été qualifié en 2016 par le CNU (Conseil national des universités) en science politique (section 04) et en philosophie (section 17).

 

 

Domaines de recherche

·         Relations internationales (RI) : théories des RI (en particulier « paix démocratique » / « paix libérale »), problèmes politiques de la mondialisation et politique étrangère américaine.

·         Émotions et politique : les enjeux relatifs à l’honneur, théories de la reconnaissance, passions et intérêts.

·         Histoire de la pensée politique : libéralisme / républicanisme, la guerre et la paix.

·         Philosophie politique : la notion de régime politique, les théories de la justice.

·         Méthode des sciences sociales : écoles d’interprétation des textes et usages de la pensée politique en sciences sociales (notamment en RI).

 

ENSEIGNEMENTS À L’EHESS

 

Atelier de méthode d’étude de textes (2014-2015).

 

La République moderne défendue par Le Fédéraliste : origines et fondements d'une forme de gouvernement (2011-2012).

 

Enquête sur les vertus en démocratie (2010-2011).

 

 

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La religion et le problème de la « société civile » en Chine

Séance spéciale de séminaire - Jeudi 15 juin 2017 - 13:00Dans cette conférence, je propose d'explorer les tensions entre la religion traditionnelle et les normes modernes de solidarité civile en Chine, à partir de la théorie de la « sphère civile » du sociologue américain Jeffrey Alexander (The Civil Sphere, 2006). Les communautés religieuses sont définies par Alexander comme entrant dans la catégorie des sphères « non-civiles » qui peuvent contribuer au civisme ou à la sphère civile, sans en faire partie. Ici, nous examinerons la position structurelle et dynamique de la religion dans l’émergence de « sphères civiles » en Chine. Pour commencer, j’esquisserai un modèle de trois  « axes de solidarité » dans la Chine des Qing, qui étaient toutes organisées autour d’un culte, et qui continuent à structurer de nombreux réseaux populaires (minjian) en Chine contemporaine. Ensuite, j’aborderai la tension entre ces axes traditionnels de solidarité et les normes modernes de la sphère civile, ainsi que le rôle de l’Etat, aussi bien dans l’imposition que dans la restriction de ces normes. Pour conclure, au lieu d’une dichotomie entre la nature « non-civile » et particulariste des réseaux minjian et religieux d’une part, et les idéaux et normes d’égalité, de démocratie et de solidarité universelle qui sous-tendent les formes d’engagement dans la sphère « civile », nous pouvons imaginer qu’ils peuvent se recouper et jouer des rôles complémentaires. Si le long 20e siècle chinois fut marqué par un fossé entre le civisme universaliste et les axes traditionnels de solidarité, le 21e siècle verra-t-il émerger de nouvelles formes d’articulation entre eux?Intervention de David Palmer (The Univesity of Hong Kong) dans la cadre du séminaire d'Yves Chevrier « La construction du politique en Chine (1895-2017) »

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(Dé)formations de l'Etat en temps de « révolution bolivarienne »

Journée(s) d'étude - Vendredi 09 juin 2017 - 08:45L’arrivée au pouvoir du président Hugo Chavez en 1997 a entraîné la reconfiguration profonde du corps politique vénézuélien. Cette journée d’études vise à déployer des analyses économiques, anthropologiques et sociologiques qui rendent compte de la nature de la nouvelle formation étatique et de son incidence dans la profonde crise actuelle. Des objets historiques mais également récents seront abordés par des chercheurs confirmés et des doctorants à la lumière de la décomposition sociale, politique et économique qui marque le moment actuel.

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Penser la politique par « gros temps ». Raymond Aron au XXIe siècle

Colloque - Jeudi 22 juin 2017 - 08:45Colloque organisé par le CESPRA, l’IRSEM et la Société des Amis de Raymond Aron.Comment penser la politique par « gros temps » ? Comment questionner notre époque et les concepts dont nous disposons pour l'analyser ? Ce colloque veut tester l'hypothèse selon laquelle la pensée politique d'Aron constitue une boussole pouvant aider à s'orienter, en ce début de XXIe siècle, dans un monde qui, loin d'être débarrassé de l'anarchie internationale, se caractérise à la fois par l'entropie démocratique et la montée en puissance des « démocraties illibérales ».

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