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Les doctorants

Salomé Cárdenas Muñoz

Doctorant

Titre

L’expérience démocratique du « Bien Vivre » en Équateur: le cas de l’éducation interculturelle bilingue aux Andes septentrionales (1979-2018).

 

Résumé

Cette thèse est une enquête socio-historique sur les enjeux politiques, sociaux et culturels de l’éducation interculturelle bilingue (EIB) auprès des populations Kichwa et métisses des Andes septentrionales, depuis le retour à la démocratie en Équateur en 1979 jusqu’à nos jours. En partant de l’analyse au niveau national sur les rapports entre représentants de l’État, dirigeants indigènes et agents de développement, nous essayons de comprendre autour de quelles identités, idéaux et intérêts, l’EIB devient-elle une revendication des organisations ethniques à la moitié des années 1980. Puis nous nous interrogeons sur le devenir de l’EIB en politique d’État sous l’administration de la CONAIE » entre 1988 et 2009. Enfin, sur l’assimilation de l’EIB par l’éducation publique du Bien Vivre depuis 2009. En deuxième temps, nous questionnons la place de l’EIB dans la structure de l’école publique équatorienne, en nous concentrant sur les distinctions et les tensions entre « école hispanophone » et « école interculturelle bilingue », au sein de l’école publique. Notamment, nous analysons l’intégration, la mise en œuvre, les usages et les fonctions à l’école des concepts tels que « la nation », « la plurinationalité », « la pluriculturalité », « la multiethnicité », « l’interculturalité » et « le Bien Vivre » ou « le Sumak kawsay » durant la période étudiée. En dernier lieu, nous menons une étude comparée au niveau régional des expériences d’EIB dans des écoles publiques de la province d’Imbabura (Sierra Nord) et des provinces de Cotopaxi et de Chimborazo (Sierra Centrale). Nous nous intéressons aux caractéristiques sociales, politiques et professionnelles des autorités, des enseignants et des élèves ayant comme but la compréhension de leurs positionnements et leurs interactions autour des tensions entre l’identité nationale et l’identité ethnique. À partir de cette étude de cas, l’intérêt est de comprendre comment l’on défini, imagine et réinvente l’État équatorien en permanence, tout au long de ses quarante ans de vie démocratique. 

 

Directeur : Gilles Bataillon

 

Inscription : novembre 2015

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La religion et le problème de la « société civile » en Chine

Séance spéciale de séminaire - Jeudi 15 juin 2017 - 13:00Dans cette conférence, je propose d'explorer les tensions entre la religion traditionnelle et les normes modernes de solidarité civile en Chine, à partir de la théorie de la « sphère civile » du sociologue américain Jeffrey Alexander (The Civil Sphere, 2006). Les communautés religieuses sont définies par Alexander comme entrant dans la catégorie des sphères « non-civiles » qui peuvent contribuer au civisme ou à la sphère civile, sans en faire partie. Ici, nous examinerons la position structurelle et dynamique de la religion dans l’émergence de « sphères civiles » en Chine. Pour commencer, j’esquisserai un modèle de trois  « axes de solidarité » dans la Chine des Qing, qui étaient toutes organisées autour d’un culte, et qui continuent à structurer de nombreux réseaux populaires (minjian) en Chine contemporaine. Ensuite, j’aborderai la tension entre ces axes traditionnels de solidarité et les normes modernes de la sphère civile, ainsi que le rôle de l’Etat, aussi bien dans l’imposition que dans la restriction de ces normes. Pour conclure, au lieu d’une dichotomie entre la nature « non-civile » et particulariste des réseaux minjian et religieux d’une part, et les idéaux et normes d’égalité, de démocratie et de solidarité universelle qui sous-tendent les formes d’engagement dans la sphère « civile », nous pouvons imaginer qu’ils peuvent se recouper et jouer des rôles complémentaires. Si le long 20e siècle chinois fut marqué par un fossé entre le civisme universaliste et les axes traditionnels de solidarité, le 21e siècle verra-t-il émerger de nouvelles formes d’articulation entre eux?Intervention de David Palmer (The Univesity of Hong Kong) dans la cadre du séminaire d'Yves Chevrier « La construction du politique en Chine (1895-2017) »

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