La vie du laboratoire | Les Colloques et Journées d'études

Ecoles d'été, workshops

Ecole d'été du CÉRIUM

DEMOCRATIE, PEUPLES, POPULISMES

Organisation

Marc-Antoine Dilhac (Université de Montréal), Luc Foisneau (CNRS, CESPRA), Christian Nadeau (Université de Montréal) et Pierre-Yves Néron (Institut Catholique de Lille, ESPOL).

 

Présentation générale du séminaire

La liste des formations politiques qui prétendent capter la volonté du peuple réel et le représenter dans sa totalité, qui revendiquent le qualificatif de populiste ou auxquelles on accole ce qualificatif, ne cesse de s’allonger au point que l’on peut se demander si l’on n’est pas finalement entré dans l’ère des populismes. Le populisme est-il la vérité de la démocratie ou sa perversion ? Est-il le pouvoir du peuple qui s’émancipe de la représentation politique ou le rejeton de la démocratie représentative ? Certains opposent populisme de gauche et populisme de droite, soit pour les confondre, soit pour faire valoir une forme progressiste et démocratique contre une forme réactionnaire et autoritaire. Existe-t-il des formes légitimes de populisme ? Faut-il sinon se résoudre à admettre que le populisme est toujours le nom d’un mal politique ? Voici quelques questions et préoccupations qui animeront l’école d’été « Démocratie, peuples, populismes ».

Nous chercherons à mettre en évidence une forme typique du populisme, un idéal-type, sans négliger la possibilité qu’il y ait des formes différentes de populisme irréductibles à un type. Pour y parvenir il conviendra d’examiner les grandes théories de la démocratie à partir desquelles la notion de populisme prend un sens (les conceptions libérales, délibératives, radicales, épistémiques, procédurales, etc.) et d’appuyer ces analyses sur des études de cas empiriquement informées, comme les cas de la Hongrie de Viktor Orban à la tête de Fidesz-Union civique hongroise, du Tea Party ou de la présidence de Donald Trump aux États-Unis, du UKIP au Royaume-Uni et du Front National en France. 

 

Les contributions des conférenciers et les travaux des étudiants se structureront principalement autour des thèmes suivants :

Fondements et théories de la démocratie

Etudes des formations politiques populistes

Populisme théorie et pratiques

L’idée de peuple

Histoire du populisme

 

Appel à participation

L’appel à participation est ouvert jusqu’au 1er mai 2017. Les résultats seront connus avant le 15 mai 2017.

Une première version des travaux devra être soumise une semaine avant le début de l’école, soit le 26 juin 2017. Cette version pourra être modifiée en vue de la présentation orale et de la discussion.

Pour les étudiants souhaitant obtenir les 3 crédits du séminaire PLU6111 de l’Université de Montréal, la version définitive des travaux devra être remise au plus tard le 1er septembre 2017 afin d’être évaluée.

 

Inscription

20 places sont disponibles.

En raison du nombre réduit de places, la participation à l’école d’été est soumise à examen sur dossier : le dossier comprend un CV, une courte lettre de motivation, et une proposition de communication.

L’école s’adresse aux étudiantes et étudiants inscrits dans un département de sciences humaines et sociales, en particulier en sciences politiques, philosophie, sociologie ou histoire.

Cette école d’été s’adresse aux étudiantes et étudiants en thèse, en maîtrise (Canada)/Master (France), et de manière exceptionnelle en dernière année de baccalauréat (Canada)/Licence 3 (France).

 

Pour toute demande d’information concernant les conditions d’inscription, veuillez contacter la personne ressource:

Capucine Berdah :capucine.berdah@umontreal.ca

 

Les étudiants français doivent communiquer avec:

Sophie Schneider : sophie.schneider@umontreal.ca

 

Contact

Titulaire de l’école d’été:

Marc-Antoine Dilhac - marc-antoine.dilhac@umontreal.ca

Coordinatrice pour le CÉRIUM:

Capucine Berdah - capucine.berdah@umontreal.ca

EHESS
CNRS

flux rss  Les actualités

Démocratie, peuples, populismes

École d'été - Lundi 03 juillet 2017 - 09:30La liste des formations politiques qui prétendent capter la volonté du peuple réel et le représenter dans sa totalité, qui revendiquent le qualificatif de populiste ou auxquelles on accole ce qualificatif, ne cesse de s’allonger au point que l’on peut se demander si l’on n’est pas finalement entré dans l’ère des populismes. Le populisme est-il la vérité de la démocratie ou sa perversion ? Est-il le pouvoir du peuple qui s’émancipe de la représentation politique ou le rejeton de la démocratie représentative ? Certains opposent populisme de gauche et populisme de droite, soit pour les confondre, soit pour faire valoir une forme progressiste et démocratique contre une forme réactionnaire et autoritaire. Existe-t-il des formes légitimes de populisme ? Faut-il sinon se résoudre à admettre que le populisme est toujours le nom d’un mal politique ? Voici quelques questions et préoccupations qui animeront l’école d’été « Démocratie, peuples, populismes ».

Lire la suite

International Study Group on New Forms of Public Agency

Journée(s) d'étude - Vendredi 24 février 2017 - 09:00Public space is the place for assembly, the hub of democracy as well as the manifestation of power and (dis)empowerment of persons. PubliCdemoS Project explores the ways in which new forms of public agency extend politics to everyday life experiences by avenues of artistic expressions and aesthetic forms. The core aim of this project is to understand new politics of performative citizenship and public (un)making in multicultural settings. 

Lire la suite

Le "Trip gréco-latin" de Michel Foucault et la problématique du sujet

Conférence - Jeudi 15 décembre 2016 - 13:00Loin de restaurer la souveraineté du sujet mise à mal dans ses premiers textes non parfaitement immunisés contre le structuralisme ambiant, les derniers travaux de Foucault, notamment ses cours au Collège de France inhérents aux « techniques de soi », et ses nombreuses conférences aux États-Unis, problématisent le rapport entre sujet et vérité. Au cours du « “trip” gréco-latin » (Courage de la vérité, p. 3) où elles s’inscrivent, les ultimes recherches de Foucault insistent également sur les formes historiques de subjectivation polymorphes auxquelles peut éventuellement prétendre l’individu. Le sujet émerge ainsi au carrefour de techniques de domination et de techniques de soi, au pli de processus de subjectivation qui rencontrent des procédures d’assujettissement. Sacrifiant une fois encore à l’hypothèse de la discontinuité qu’il affectionne, Foucault postule une cassure irrémédiable entre un sujet de vérité et un sujet de la vérité. Si, jusqu’au XVIe siècle, le rapport du sujet à la vérité assurait la transformation éthique du sujet connaissant, à partir du « moment cartésien », le travail indispensable de modification du sujet ne serait plus, prétend Foucault, un préalable indispensable à la connaissance.Rétif aux visées téléologiques de l’histoire et habile à en cerner les discontinuités — ou inversement à épingler des continuités insoupçonnées —, Foucault avance l’idée selon laquelle la modernité philosophique commencerait le jour où, « [...] tel qu’il est, le sujet est capable de vérité mais que, telle qu’elle est, la vérité n’est pas capable de sauver le sujet » (Herméneutique du sujet, p. 20). C’est cette ultime discontinuité que ma communication souhaiterait mettre en question en proposant l’hypothèse d’un « sujet post-cartésien » chez qui la manière de dire et de vivre serait indissociable ; où la pertinence du discours (logos) se manifesterait dans une tâche à accomplir (ergon)et où l’injonction du souci de soi ne saurait faire l’économie du souci d’autrui.

Lire la suite

Plus d'actualités

Adresse :
105 boulevard Raspail
75006 Paris
 
Métro :
Ligne 12 Notre-Dame-des-Champs
Ligne 4 Saint-Placide
Bus :
Ligne 68
 
Tel : +33(0)1 53 63 51 56
Fax : +33(0)1 53 63 51 01
 
cespra@ehess.fr