Mission génocides et crimes contre l'humanité |

La remise officielle du rapport - programme et allocutions

Mardi 4 décembre 2018 à 9h45

Collège de France

Amphithéâtre Maurice Halbwachs

11 place Marcelin Berthelot – 75005 Paris

  • 10h00 Présentation du rapport par Vincent Duclert, président de la Mission
  • 10h05Intervention d’Anouche Kunth, chargée de recherche au CNRS, membre de la Mission
  • 10h10Intervention d’Hélène Dumas, chargée de recherche au CNRS, membre de la Mission
  • 10h15Intervention de David de Rothschild, président de la Fondation pour la mémoire de la Shoah 
  • 10h20Intervention de Nada Al-Nashiv, sous-directrice générale pour les sciences sociales et humaines
  • 10h25Remise du rapport
  • 10h30Allocution de Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse
  • 10h45Allocution de Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation


 

DISCOURS DE VINCENT DUCLERT

IGEN-CESPRA (EHESS-CNRS)


Madame la Ministre, Monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs, chères et chers collègues,

Le Rapport de la Mission d’étude en France sur la recherche et l’enseignement des génocides et des crimes de masse vous est remis au Collège de France dont on connaît l’action en faveur des universitaires persécutés, ici dans un amphithéâtre qui porte le nom d’un grand savant des sciences sociales, juif et dreyfusard, mort au camp de Buchenwald, assassiné par les génocidaires nazis et resté jusqu’à la fin ce « militant de l’universel » dont a parlé Pierre Bourdieu[1].

Ce Rapport, avec ses volumes annexes et son volume de synthèse publié par CNRS Editions, restitue le travail d’une Mission et présente ses recommandations.

La Mission est née de la volonté de l’ancienne Ministre, Madame Najat Vallaud Belkacem, et ce sont les ministres d’un autre gouvernement qui reçoivent son Rapport. Nous saluons l’engagement de l’exécutif. Nous voulons croire que sur de tels sujets l’unité nationale s’exprime et qu’émerge une certaine idée des responsabilités communes du monde. Si « les fées se sont penchées sur la Mission », selon l’expression de Jacques Dubucs qui a beaucoup œuvré avec les cabinets pour cette reconnaissance du travail accompli, alors un espoir raisonnable existe en la matière.

Forte de soixante-cinq chercheurs et professeurs, la Mission a couvert en priorité l’étude des champs de la recherche et de l’enseignement, mais aussi ceux de l’éducation, de la documentation, des arts, et même, en vertu d’un choix assumé, les champs de la mémoire et de la justice.

Ces domaines de connaissance se dirigent vers des sujets immenses, génocides, crimes de masse, violences extrêmes auxquels la Mission a choisi d’y associer spécifiquement les esclavages.

Internationale, pluridisciplinaire, la Mission fait aussi le pont entre l’enseignement primaire et secondaire, et l’enseignement supérieur et recherche comme l’illustre le couple Inspection générale de l’éducation nationale-Centre Raymond Aron de l’EHESS auprès duquel elle est installée, sans compter l’implication de Sciences Po et du CNRS.

L’étude menée a montré le dynamisme et les singularités de la recherche française depuis les années 1990, rattrapant un retard considérable[2], une recherche aujourd’hui internationale, développant ses propres agendas distincts par exemple des genocides studies, s’appliquant à questionner les processus de connaissance eux-mêmes, historicisant pour mieux analyser.

Ces avancées de la recherche sont majeures. Elles sont fragiles aussi. Le négationnisme progresse, les chercheurs sont menacés dans bien des pays. Et les faits insoutenables qu’ils étudient sont des réalités toujours présentes, les obligeant à des engagements nécessaires pour la défense de la liberté de recherche et d’enseignement dans le monde, une liberté fondamentale.

Aussi le soutien à la recherche notamment par des choix financiers stratégiques, le souci des terrains encore embryonnaires comme la destruction des peuple autochtones, les usages de la violence génocidaire dans les mondes staliniens, maoïstes ou pol-potistes, les politiques de terreur en Amérique latine, les processus européens de racialisation et leur diffusion extra-européenne, les logiques de déshumanisation et la lutte pour la réhumanisation, revêtent-ils une dimension de cause nationale.

Le bilan de l’enseignement s’est révélé également positif, d’abord parce que les programmes scolaires font une large et légitime place au génocide des Juifs d’Europe, ont intégré le génocide des Arméniens, le feront pour le génocide des Tutsi, ensuite parce que les pédagogies visent à enseigner les composantes de la persécution, de l’assignation et de l’extermination, aussi bien que sont pensés dans les classes les dispositifs de résistance, de survie et de témoignage. C’est une histoire globale qui émerge, introduisant les sciences sociales à l’école, interrogeant la littérature, la mémoire.

Les cours sur les génocides mobilisent les élèves sur le travail d’enquête, les initient à la longue durée avec des processus lent de conditionnement à la mort de masse et à la destruction de groupes, les sensibilisent aux réponses notamment pénales ou historiennes, ou sociales et artistiques, les alertent devant la passivité des Etats et l’incrédulité des démocraties.

Ces réussites pédagogiques, elles tiennent beaucoup aux professeurs qui ne font pas seulement que transmettre le savoir vulgarisé de la recherche ; ils y participent par leurs propres travaux et les projets de classe, autant de ressources qu’il faut conserver, valoriser et diffuser – dont les ressources produites dans le cadre du Concours national de la résistance et de la déportation que vous connaissez bien, Madame la Ministre, Monsieur le Ministre.

Mais la Mission ne s’est pas arrêtée à ce seul objectif de bilan même élargi.

Parce qu’il n’était pas possible de constater sans construire et que la saisine ministérielle comportait une ardente obligation d’initiatives, la Mission a conduit aussi un programme de recherche d’envergure, en témoignent les imposants volumes annexes de contributions largement inédites, matière de futurs ouvrages.

Sur la base des travaux de pôles de recherche spécialisés, des actes du colloque international d’octobre 2017, de la préparation des rencontres qui suivent cette remise avec la commémoration du 70e anniversaire de la Convention génocides, des savoirs fondamentaux ont été élaborés, des interrogations critiques tout à fait cruciales ont émergé de l’enquête sur des phénomènes qui tétanisent les énoncés académiques, des réalités à la fois définies comme les génocides et connectées au point de constituer d’immenses univers de destruction humaines qui appellent alors des analyses résolues en termes politiques, anthropologiques, cognitifs. 

Ainsi la Mission, par son existence même et les directions de travail qu’elle s’est données, réalise-t-elle déjà certaines de ses recommandations dont celle de disposer en France d’un réseau international de chercheurs appelé de ses vœux par le CNRS, et celle de concevoir des ressources scientifiques, documentaires et pédagogiques qui n’attendent alors que l’occasion d’être réunies : c’est le sens de la recommandation centrale du Rapport, la création d’un Centre de ressources sur ces sujets, à destination de tous, chercheurs, professeurs, éducateurs, muséographes, artistes, mais aussi juristes, magistrats, en résumé une grande institution nationale à vocation internationale.

La Mission l’a constaté à travers son travail et celui de ses pôles, à travers ses nombreuses auditions, rencontres, contributions, il y a la volonté de faire exister dans les démocraties une conscience nouvelle face aux entreprises de destruction humaine par des Etats de tyrannie.

Et cette conscience, de l’armer sur les possibles de la recherche comme de l’enseignement et de la documentation. Sans aucune exclusive, ni disciplinaire ni nationale, profitant au contraire de ce que la Mission est parvenue à créer, un regroupement des forces, une task force.

Il est plus qu’urgent d’y réfléchir, aujourd’hui où se reproduisent comme en Syrie des mécanismes criminels défiant l’entendement et qu’instruisent déjà nos magistrats, quand l’antisémitisme s’étend à nouveau et que disparaissent les derniers témoins de la Shoah.

Avec leur départ, c’est le risque de voir s’effacer un lien déterminant avec les passés les plus obscurs. Mais ces témoins de la Shoah, dont plusieurs, survivants du camp d’Auschwitz-Birkenau, ont tenu à assister à cette cérémonie, je salue fraternellement ces femmes et ces hommes libres et engagés, ont fondé leur pédagogie de la transmission sur l’approfondissement de la connaissance, soutenu en cela par l’action décisive de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah. La recherche s’est faite aussi avec eux. Et l’histoire continue.

Ce sont d’autres porteurs de connaissance, chercheurs, professeurs, artistes, juristes, qui poursuivront l’œuvre des témoins de la Shoah, comme cela se fait depuis des décennies pour le génocide des Arméniens. Et là s’opère ce que les témoins souhaitent avant tout, je suis sûr de ne pas me tromper sur ce point : que les jeunes générations assument à leur tour le défi de penser l’inconcevable pour réinventer l’humanisme démocratique.

Je passe aussitôt la parole à deux jeunes chercheuses du CNRS, Madame Anouche Kunth et Madame Hélène Dumas, qui, avec bien d’autres, ont contribué magistralement, par leurs savoirs et leurs engagements, au Rapport qui va vous être remis, Madame la ministre, Monsieur le Ministre.



DISCOURS D’ANOUCHE KUNTH

CNRS (IRIS-EHESS)


Madame la Ministre, Monsieur le Ministre, chères et chers collègues,

Peu de chercheurs s’inquiètent de la disparition annoncée des acteurs sociaux qu’ils étudient ; chez les historiens en particulier, le savoir se construit fondamentalement autour d’absences, de sources lacunaires, de traces parfois infimes. Mais pour qui travaille sur les crimes de génocide, la perspective de se retrouver un jour orphelin du dernier témoin, ne convoque pas seulement un sentiment d’urgence, elle ravive encore le spectre de l’irréparable.

En lisant le Rapport de la Mission, il est manifeste que cette hantise a constitué un point de fuite à l’horizon de nos travaux, et qu’il nous a fallu réfléchir en profondeur à ce qu’implique, tant pour la recherche que pour la mission éducative, un présent sans témoin.

Dans le cas du génocide des Arméniens que j’étudie plus particulièrement, la bascule a déjà eu lieu. Elle nous prive à jamais de tout contact direct avec des êtres eux-mêmes issus d’un monde aboli. Le paradoxe est que ce crime a pris place dans l’architecture du savoir académique alors même que s’éteignait la génération des survivants. Étaient-ils encore parmi nous que les sciences sociales n’avaient pas élevé les violences de masse à la dignité d’objet d’étude, sinon comme modalité de la relation entre États. Or comment penser, dans un tel cadre heuristique, le sort de peuples sans État, fussent-ils précisément la cible d’ingénieries criminelles conçues pour les circonscrire, pour les traquer et les anéantir ?

Les Arméniens de l’ancien Empire ottoman nous ont appris qu’être évincé du concert des nations, c’est être aussi — et concomitamment — exclu de l’Histoire. Le crime perpétré à leur encontre en 1915-1916 devint rapidement l’objet d’un pacte de silence entre les Alliés de l’Entente et le pouvoir kémaliste parvenu à s’établir en Turquie sur les décombres de l’Empire : la paix en Orient, croyaient-ils, réclamait l’amnistie des crimes commis par les dirigeants turcs. Quant aux rescapés, ils ont été contraints à l’exil, assignés au statut de réfugiés apatrides et leurs biens intégralement spoliés. Les Arméniens furent donc traités en vaincus, plutôt qu’en victimes auxquelles des droits seraient reconnus.

Peu après, Adolf Hitler tirait de ce précédent la conclusion qu’un crime demeuré impuni — impuni en raison même de son énormité —, est au fond parfaitement susceptible de se reproduire.

La Mission Génocides n’a pas été sans méditer les leçons que nous adresse la faillite des Puissances au lendemain de la Première Guerre mondiale : l’une d’elles met au jour l’articulation entre le renoncement, par le politique, à qualifier juridiquement un crime d’État, et l’effondrement des possibilités même d’élaboration d’un savoir partagé. Au lieu de quoi, ce fut un legs obscur, guidant par des voies souterraines de nouvelles intentions meurtrières.

Reconnaissance symbolique et connaissance scientifique entretiennent, face aux génocides, un rapport d’étroite corrélation, conduisant les chercheurs à solliciter l’appui institutionnel nécessaire à leurs travaux, et davantage encore, à la constitution d’un champ d’étude, fondé sur un socle commun de savoirs tout autant que fécondé par la mise en regard des questionnements.

Au vu de ce qui vient d’être dit, il n’est pas anodin de rappeler que la Mission fut annoncée en mars 2015 à quelques encablures d’ici, dans le Grand Amphithéâtre de la Sorbonne où le colloque international sur le Génocide des Arméniens tenait sa session d’ouverture, accueillant à la tribune l’ancienne ministre de l’Education nationale et de la Recherche : un tournant était pris, qui engageait l’effort d’intelligibilité des crimes de masse dans une perspective comparée, circulaire, et soucieuse de faire œuvre pédagogique.

La nécessité, en effet, d’affermir les liens avec l’enseignement secondaire tient notamment à la menace que font peser sur la connaissance des génocides des dispositifs variés d’effacement, d’oubli et de négation — les théories du complot, on le sait, se répercutent sur la toile en un écho funeste. Permettez-moi alors, pour finir, et avant de passer la parole à ma collègue Hélène Dumas, de revenir à la figure du témoin.

La disparition en septembre dernier de Marceline Loridan — matricule 78.750 à Birkenau —, la résistance des rescapés tutsi dont la présence sur les collines du Rwanda demeure si fragile, suspendue aux regards souvent hostiles du voisinage, les persécutions qui s’allument encore sous nos yeux et les voix que l’on ne parvient pas à entendre : tout ceci convoque les chercheurs à parcourir intensément l’univers de la mort de masse, pour dresser, par leur travail, des sentinelles du savoir aux côtés des jeunes générations.



DISCOURS DE HÉLÈNE DUMAS

CNRS (IHTP)


Madame la Ministre, Monsieur le Ministre, Mesdames, Messieurs, chers collègues,

L’urgence d’un travail de recherche sur les crimes de masse et les génocides // celui qu’appelle de ses vœux le rapport de la Mission qui vous est remis aujourd’hui // n’est-elle pas le fruit d’une inquiétude, d’un désarroi devant l’impuissance du savoir face à la réitération des entreprises d’extermination ?

J’évoque ici la fin du XXe siècle, lorsque la volonté politique, et elle seule, a manqué pour enrayer le génocide des Tutsi au Rwanda. Quand des familles entières étaient systématiquement assassinées sur les collines rwandaises en ce printemps 1994, la communauté internationale disposait des instruments juridiques et des moyens militaires susceptibles de porter un coup d’arrêt au massacre des Tutsi et de tous ceux qui tentèrent de leur porter secours. La connaissance de la nature véritable de ce qui était alors en train de se produire était, elle aussi, largement assurée. Des chercheurs, parmi les plus avertis // et je pense ici à Jean-Pierre Chrétien // ont, très tôt, désigné l’extermination en cours par son nom approprié : un génocide. Pourtant, d’autres grilles de lecture s’imposèrent, sous la forme de fresques barbares et de luttes interethniques présentées comme coutumières dans un continent africain « exotique », regardé avec un œil condescendant et vaguement dégoûté. Quelques mois après l’arrêt des massacres, le 8 novembre 1994, le président François Mitterrand déclarait : « On ne peut demander l’impossible à la communauté internationale, et encore moins à la France (…) lorsque des chefs locaux décident délibérément (…) de régler des comptes à la machette. » //

Près de 25 ans se sont écoulés depuis le dernier génocide du XXe siècle, et ces lectures simplistes trouvent encore un écho. Le 25 octobre dernier, sous la plume d’une journaliste d’un grand hebdomadaire national, bourreaux et victimes se trouvaient inversés. Imagine-t-on un instant le scandale qu’aurait soulevé la lecture d’assertions comme « le génocide des Ottomans par les Arméniens » ou « celui des nazis par les Juifs » ? Pour le génocide des Tutsi, un simple « tweet » a suffi à apaiser les rares protestations. « Une erreur » a plaidé sincèrement la journaliste, témoignant ainsi du déficit cognitif profond qui entoure encore cet événement majeur de notre contemporain.

Hélas, l’ignorance, reflet de l’indifférence, n’est pas le triste privilège du génocide des Tutsi, et je pense ici au Cambodge. Or, l’un des immenses mérites de la Mission fut de soumettre à la réflexion collective // en les plaçant à égale dignité // plusieurs expériences diverses de massacres de masse et d’esclavage pour lesquelles l’effort de connaissance est loin d’être achevé. Poursuivre cet effort et l’ancrer dans les mondes scolaires, tel est l’objectif à long terme de cette Mission, objectif qui ne saurait aboutir sans un fort soutien institutionnel. Son entreprise, qui a placé au cœur de son travail l’échange et la fécondation mutuelle des questionnements scientifiques, semble avoir apporté la preuve de sa vertu heuristique. D’un point de vue peut-être plus personnel, j’aimerais ajouter que cette dimension collective de la réflexion brise la solitude, le face-à-face souvent difficile, car mortifère, des chercheurs avec leur propre objet de recherche.

Vincent Duclert et Anouche Kunth ont tour à tour évoqué les voix éteintes des témoins, eux qui portent le récit vivant de leur expérience de déréliction. Au Rwanda, les survivants, ces « morts debout » comme ils se désignent parfois eux-mêmes, continuent de vivre des existences fragiles dans un pays où ils doivent cohabiter avec les tueurs. Leurs voix furent étouffées en 1994, mais les entend-on mieux aujourd’hui ? Ce qui s’appelle entendre ? Car les survivants du génocide des Tutsi ne réclament ni commisération, ni apitoiement : il est trop tard pour cela. Chez ces groupes de femmes rescapées, violées pendant de génocide et infectées par le SIDA ; chez ces orphelins qui, un jour, ont noirci les pages de cahiers d’écoliers du récit atroce du massacre de leurs parents, affleure l’angoisse de ne pas être crus, voire d’être moqués au-delà du cercle de plus en plus étroit des rescapés. Si notre monde est demeuré aveugle et sourd au printemps 1994, peut-être y a-t-il aujourd’hui urgence à prêter attention à leur parole, à ériger celle-ci à la dignité d’un matériau précieux pour l’écriture d’une histoire qui ne soit plus enfermée dans le carcan d’un exotisme racialisé mais qui s’intègre pleinement à une histoire universelle, à notre histoire. Le recueil et la préservation de cette parole s’inscrivent pleinement dans la recommandation de la Mission visant à constituer un centre international de ressources.

La Mission, par ses autres recommandations en matière d’appui à la recherche et à l’enseignement // recommandations guidées par la rigueur de la démarche scientifique // propose une réponse au risque de l’oubli, une réponse aux préjugés racistes qui, si souvent, nous voilent les tragédies du monde.



[1]Pierre Bourdieu, « L’assassinat de Maurice Halbwachs », in La Liberté de l’esprit. Visages de la Résistance, Lyon , La Manufacture, 1987, p. 163.

[2]Celui-ci a été constaté lorsque François Furet et Raymond Aron ont organisé en 1982 le grand colloque de l’EHESS portant sur « L’Allemagne nazie et le génocide juif » (dont les actes ont paru en 1985 dans la collection « Hautes Etudes »).


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